Débat du PQ à Drummondville: tous unis contre les libéraux

Pierre Karl Péladeau... (Photo Yanick Poisson, archives La Tribune)

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Pierre Karl Péladeau

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Ils ont beau se tirer les cheveux depuis quelques semaines, les cinq candidats à la chefferie du Parti québécois ont uni leurs voix, jeudi soir lors d'un débat présenté à Drummondville, afin de dénoncer les propos tenus le premier ministre Philippe Couillard et le ministre Gaétan Barrette à l'endroit de leur parti.

«Pierre Karl s'est excusé. L'incident est clos, a lancé d'entrée de jeu Bernard Drainville au sujet des propos tenus par son opposant la veille à l'Université Laval. Maintenant c'est Philippe Couillard et Gaétan Barrette qui devraient s'excuser pour les propos dégueulasses qu'ils ont tenus aujourd'hui à propos de centaines de milliers de Québécois de toutes les origines, dont le seul tort est de vouloir la liberté du Québec.»

PKP n'a pas digéré non plus que le ministre Barrette accuse le Parti québécois d'être sectaire et il a rapidement chassé l'idée qu'il soit comparé au Front national français.

«Ça n'a pas de sens d'être comparé à un parti d'extrême droite. C'est odieux, ces allégations sont déplacées. Ce sera à eux de voir s'ils désirent faire des excuses et ce sera au public ensuite de prendre une décision en fonction de ces agissements», a fulminé le candidat favori à la chefferie du PQ.

«Il n'y aura pas de Québec souverain sans l'adhésion tant des Québécois que des nouveaux arrivants.»


Le député de Saint-Jérôme en a profité pour relativiser encore une fois les propos tenus lors du débat de mercredi en affirmant que la diversité culturelle était l'une des forces du Québec. Il en a toutefois ajouté en affirmant qu'il était important de protéger la langue française, mais que le contexte actuel d'immigration ne permettait pas un résultat optimal.

«C'est le Canada qui est responsable de l'accueil de ceux qui immigrent chez nous et c'est aussi le Canada qui met en oeuvre la politique de francisation et ça, c'est très problématique, a-t-il dit. Cela dit, le Parti québécois a toujours été un parti ouvert et c'est tout en protégeant notre langue que nous allons rassembler le plus de gens possible à notre cause».

Pas de pays sans immigrants

Afin de s'inscrire en défaut du meneur de la course, Alexandre Cloutier et Pierre Céré ont poussé encore un peu plus loin leur réflexion sur l'immigration. Cloutier a statué que le parti devait absolument faire preuve d'ouverture et mieux intégrer les nouveaux arrivants en améliorant le processus de francisation et la reconnaissance des formations. Il croit que le PQ devra rallier ces gens pour arriver à ses fins. «Il n'y aura pas de Québec souverain sans l'adhésion tant des Québécois que des nouveaux arrivants», a-t-il signifié.

Sentant que les propos de PKP ont ouvert une brèche, Pierre Céré a demandé à ce que son adversaire précise les gestes concrets qu'il comptait poser afin de rallier la population immigrante au projet de pays.

«Je ne veux pas individualiser le débat vers une personne, mais le dossier identitaire a créé des fissures importantes entre le Parti québécois et l'immigration. Nous sommes devenus un vieux parti et c'est un enjeu important pour notre avenir», a-t-il conclu.

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