Un mandat pour l'ex-maire Perrault

L'ex-maire de Sherbrooke Jean Perrault a été nommé à la présidence d'un groupe... (Archives, La Tribune)

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(SHERBROOKE) L'ex-maire de Sherbrooke Jean Perrault a été nommé à la présidence d'un groupe de travail sur la simplification de la reddition de comptes des municipalités. L'annonce en a été faite plus tôt cette semaine par le ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire Pierre Moreau. Le groupe devra remettre un rapport au plus tard le 15 juin pour rendre plus faciles et efficaces les relations entre le gouvernement provincial et les municipalités.

« Le défi est de trouver des façons d'être plus efficaces et plus efficientes entre le gouvernement provincial et les municipalités. Quand le gouvernement donne des subventions pour des infrastructures municipales ou pour la gestion de l'eau potable, par exemple, c'est une structure qui est très lourde. Dans le cadre du pacte fiscal 2015, l'Union des municipalités du Québec et la Fédération des municipalités du Québec (FQM) ont demandé de trouver des façons différentes de faire les choses », explique M. Perreault.

Comme ancien élu, Jean Perrault s'est senti interpellé par le mandat qui lui était offert. Il aurait chaudement été recommandé par les maires de Montréal et de Québec notamment. « Je me souviens, quand j'étais élu, à quel point c'était lourd pour avoir des règlements d'emprunt. Nous avons ciblé trois sujets d'étude. Le premier est l'argent municipal. Quand les villes votent un budget, elles sont obligées de faire des plans et devis et de présenter leurs demandes au gouvernement. Le temps que les ministères fassent leurs vérifications, entre autres pour voir si les villes sont aptes à dépenser cet argent, nous recevions nos réponses en mai ou juin. Après il faut aller en appel d'offres et les travaux peuvent commencer en septembre, moment où les cahiers de commandes des compagnies sont pleins. On pense que les coûts sont plus élevés à ce moment-là », cite-t-il en exemple.

Les deux autres volets de l'étude concernent l'argent gouvernemental et les organismes paragouvernementaux.

« La FQM a recensé environ 70 activités qui sont des lourdeurs pour les petites municipalités, comme le devoir de recenser tous les mois le nombre de chiens abandonnés qui sont recueillis. Elles doivent en faire un rapport au gouvernement. Jacques Demers, le maire de Sainte-Catherine-de-Hatley, fait aussi partie du groupe de travail et il rapporte qu'il coûte 20 000 $ pour faire ces redditions de comptes. »

M. Perrault compte consulter les municipalités très bientôt. Il admet que la solution pourrait passer par une plus grande autonomie des municipalités. « Ce serait moins coûteux pour les villes, mais aussi pour le gouvernement. Si on reconnaît déjà qu'une ville est responsable de donner un service, pourquoi n'y a-t-il pas une délégation des responsabilités et l'argent pour le faire? Les Villes ont des avocats et des vérificateurs généraux. On pourrait faire des spot checks au lieu de faire des vérifications mur à mur. Il devra toujours y avoir une reddition de compte, et le citoyen s'attend à ça, mais est-ce qu'on peut alléger? »

Il s'agit, selon Jean Perrault, du premier mandat politique qu'il accepte depuis le début de sa retraite il y a cinq ans. Est-ce un présage d'un retour à une vie active en politique? « Non! Non! Non! », livre-t-il catégoriquement.

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