Le pire hiver depuis 1994 pour les conduites d'eau

L'hiver froid entraîne un nombre inhabituel de conduites d'eau gelées pour les... (Imacom Jessica Garneau)

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(Sherbrooke) L'hiver froid entraîne un nombre inhabituel de conduites d'eau gelées pour les Sherbrookois. Plusieurs résidants ont d'ailleurs dû avoir recours à une alimentation temporaire le temps que la situation soit rétablie. La Ville de Sherbrooke ne recense néanmoins pas plus de bris d'aqueduc qu'à l'habitude.

Au service des communications de la Ville de Sherbrooke, on précise qu'une telle situation n'avait pas été observée depuis 1994. Depuis le début de la saison froide, la municipalité a reçu 52 appels pour des conduites d'eau gelées. Dans la dernière semaine seulement, ce sont 40 appels qui ont été recensés. Mardi, 17 foyers bénéficiaient d'une alimentation temporaire. Ils étaient alimentés en eau grâce à une borne-fontaine ou à un raccordement chez un voisin. Huit attendaient une alimentation temporaire.

Mercredi, on rapportait que tous les citoyens avaient été rebranchés. Règle générale, la conduite d'eau de la Ville de Sherbrooke est enfouie à sept pieds de profondeur et n'est pas touchée par le gel. C'est souvent le raccordement avec les résidences, par un tuyau plus petit, qui gèle. En raison de terrains en pente, il arrive que ces tuyaux soient enfoncés à moins de six pieds dans le sol, explique le service des communications de la Ville.

À la réception d'une plainte, la Ville demande aux citoyens d'appeler leur plombier. Si le problème est situé dans la portion de terrain dont la Ville est responsable, des cols bleus se rendent sur place et dégèlent les tuyaux en y envoyant de l'eau chaude. La facture des travaux est alors assumée par la municipalité. Les problèmes rencontrés seraient pour la plupart isolés et répartis sur tout le territoire, tant dans Lennoxville, dans Rock Forest que dans Jacques-Cartier. Plusieurs cas ont toutefois été recensés rue Bourgogne.

Dominic Labine, propriétaire de la compagnie de plomberie SOS Débouchage, confirme qu'il s'agit d'un hiver particulièrement rude pour la tuyauterie. « C'est inhabituel. Je possède ma compagnie depuis 15 ans et c'est la deuxième fois que c'est aussi pire. »

Sur tout le territoire de l'Estrie, M. Labine est confronté en moyenne à une dizaine de situations de gel de conduites chaque année. Il inclut les puits artésiens dans cette statistique. « En ville, je fais environ cinq interventions par année. Cette année, je suis rendu à au moins une cinquantaine juste dans les villes. On injecte un tuyau à l'intérieur de l'entrée d'eau et on pousse de l'eau chaude avec une machine à pression. »

Selon M. Labine, il faut généralement moins de deux heures pour régler le problème.

Quant aux bris d'aqueduc, on en compte en moyenne 160 chaque hiver selon la Ville de Sherbrooke. Les mois de novembre et de février sont réputés comme les périodes de bris les plus importantes.

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