Apprendre pour se ressourcer

Il y a ceux qui reprennent le chemin des classes pour obtenir un diplôme ou... (Archives La Tribune)

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(Sherbrooke) Il y a ceux qui reprennent le chemin des classes pour obtenir un diplôme ou pour prendre le virage d'une nouvelle carrière. Il y a ceux, aussi, qui ont voulu retourner à l'école pour le plaisir d'apprendre. Alors que petits et grands se retrouvent en congé pour la relâche scolaire, La Tribune vous présente des parcours qui sortent de l'ordinaire.

Pour la Dre Sylvie Lafrenaye, pédiatre-intensiviste au CHUS, le doctorat qu'elle a obtenu lui a permis de faire une pause du monde médical.

« J'ai vu 200 enfants mourir au Québec, j'ai travaillé fort, j'ai vu beaucoup de grosses misères. À un moment donné, j'en avais assez. J'avais besoin de me ressourcer ailleurs que dans le monde médical », raconte Dre Sylvie Lafrenaye, pédiatre-intensiviste au CHUS, chercheuse du Centre de recherche du CHUS et professeure à la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke.

Voilà ce qui a poussé la pédiatre à entreprendre un doctorat en études du religieux du contemporain, à l'Université de Sherbrooke, en 2008. Pendant un peu plus d'un an, elle a pris une pause de sa pratique; elle y est ensuite retournée à temps partiel, tout en terminant ses études. Elle a soutenu sa thèse de doctorat en janvier 2012.

Ce qui l'intéressait dans ses études, c'est le côté spirituel. Certaines questions l'animaient : pourquoi, par exemple, des parents vont être particulièrement résilients face à la maladie de leur enfant alors que le couple à côté, qui se retrouve aussi devant la maladie de son enfant, va réagir de façon complètement différente?

Elle avait envie de retourner à l'école, après une dizaine d'années d'études qui l'ont conduite à sa profession?

« Je voulais prendre une pause de la médecine », lance-t-elle. Elle voulait alors un « break » de la mort et des responsabilités.

« En médecine, on donne beaucoup. Là, j'avais besoin de recevoir. Apprendre, c'est recevoir (...) Aller aux études, c'est facile pour moi. Apprendre sans aucune responsabilité, c'est génial! Dans ma job, si je me trompe, je suis responsable; si je me trompe, un enfant peut aller mal », dit-elle. En retournant sur les bancs d'école, la pédiatre a mis de côté de lourdes responsabilités. « Tu n'es plus responsable de personne, sauf de toi. »

Et que reste-il du doctorat? « Je pense que j'ai changé beaucoup de choses dans ma pratique », dit celle qui mène des recherches sur la douleur.   « Ça a changé ma façon d'interpréter ce que je vois, de le replacer dans son contexte en général... »

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