Yves Bolduc: un départ opportun

Isabelle Lacroix... (Archives La Tribune, Jessica Garneau)

Agrandir

Isabelle Lacroix

Archives La Tribune, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Avec toute la grogne en toile de fond, le départ du ministre de l'Éducation Yves Bolduc était devenu inévitable, estime Isabelle Lacroix, professeure à l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke : il aurait été difficile pour lui de présenter des projets majeurs avec le climat de méfiance qu'il a suscité. Alors que le remaniement ministériel est annoncé aujourd'hui, Isabelle Lacroix ne voit pas de candidature « évidente » pour succéder à Yves Bolduc.

Inévitable, donc, ce départ du ministre? « Oui. La question est hautement politique. Chaque fois qu'un ministre fait une déclaration qui met le feu aux poudres, qu'on offusque toujours les mêmes groupes, ça finit par s'accumuler, ça crée une grogne. Quand on crée un sentiment de méfiance, ça risque de teinter les projets qu'on veut présenter. »

Le successeur d'Yves Bolduc aura droit à un gros mandat, compte tenu des changements annoncés, dont la fusion des commissions scolaires. En ce sens, sa démission survient au bon moment. « C'est bon de changer de porteur de dossier pour ne pas que ça interfère avec un début de réforme... Ça prend quelqu'un avec qui les gens du monde de l'éducation vont accepter de travailler. »

« Ma première réflexion, ç'a été : mais qui M. Couillard va amener sur cette chaise-là? Il n'y a pas une figure évidente : ce sera une candidature de compromis », dit-elle en soulignant que cela n'empêche pas la personne choisie de bien pouvoir s'acquitter de ces fonctions. « Spontanément », dit-elle, la candidature d'Hélène David « semble avoir plus de sens » et de résonnance.

Peut-on penser que l'arrivée d'un nouveau ministre à l'Éducation pourrait retarder la refonte des commissions scolaires, dont le nombre sera revu à la baisse avec le dépôt d'un projet de loi? Théoriquement, oui, note Mme Lacroix, tout en soulignant que le prochain ministre pourrait avoir envie de donner ses propres couleurs au projet. Toutefois, si le projet de loi est suffisamment avancé, dit-elle sans connaître l'état d'avancement du projet, rien n'empêche que le dépôt du projet de loi suive son cours comme prévu.

Quel bilan peut-on dresser du passage d'Yves Bolduc à l'Éducation? « Ce n'est pas très clair. Ce qui nous frappe, ce sont les bourdes, l'empêtrement dans quelques dossiers », indique Mme Lacroix. Or, au-delà des déclarations qui ont fait réagir, M. Bolduc a « soulevé beaucoup de problématiques sans avoir de propositions claires et précises », note-t-elle.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer