Le Code du travail n'est pas dans les priorités, dit Péladeau

Pierre Karl Péladeau... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

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Pierre Karl Péladeau

Archives La Tribune, Maxime Picard

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

La réouverture du Code du travail n'est pas dans les priorités, a déclaré mercredi le député péquiste Pierre Karl Péladeau.

M. Péladeau a affirmé qu'il a dressé ce constat après avoir rencontré plusieurs leaders syndicaux durant sa récente tournée régionale.

Alors qu'il était président directeur-général du conglomérat Québecor, une entreprise dont il demeure actionnaire de contrôle, M. Péladeau avait dénoncé le déséquilibre des forces dont profitaient les syndicats au Québec.

En 2011, alors que son entreprise avait mis Le Journal de Montréal en lock-out, M. Péladeau avait plaidé qu'il serait néfaste d'ouvrir le Code du travail pour moderniser les dispositions anti-briseurs de grève.

Mercredi, M. Péladeau a expliqué que ses positions face aux syndicats ont changé depuis qu'il n'est plus PDG de Québecor et qu'il a été député, sans toutefois parler des briseurs de grève.

Selon le candidat à la course à la direction, il faut faire une distinction entre le rôle du PDG et celle de l'actionnaire de contrôle de l'entreprise, bien qu'il dispose tout de même du pouvoir de nommer 75 pour cent de ses administrateurs.

Le député péquiste Alexandre Cloutier, lui aussi dans la course, a affirmé mercredi que M. Péladeau aura l'occasion de préciser ses positions sur la modification du Code du travail relativement à la question des briseurs de grève.

«À ma connaissance, sur le lieu d'établissement, je pense qu'il y a un consensus sur cet enjeu, a-t-il dit. À l'époque le PQ avait déposé un projet de loi et c'est à mon avis un projet de loi qui devrait être utilisé.»

Quelques minutes plus tôt, M. Péladeau avait toutefois exposé l'avis qu'il n'y a pas d'intérêt à modifier le Code du travail.

«J'ai rencontré plusieurs représentants syndicaux durant ma tournée, donc des présidents, d'Alcoa, de Résolu, des présidents locaux et régionaux, a-t-il dit. Et je dois dire que la réforme du Code du travail ce n'est certainement pas dans l'ordre des priorités.»

Les députés péquistes sont réunis en caucus à l'Assemblée nationale, mercredi, quelques jours avant la rentrée parlementaire de mardi prochain.

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