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La flagellation répétée pourrait causer des dommages à long terme

Des séances de flagellation répétées pourraient causer des dommages physiques... (Photo fournie)

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(SHERBROOKE) Des séances de flagellation répétées pourraient causer des dommages physiques et mentaux à long terme au blogueur saoudien Raif Badawi.

Dr Juliet Cohen... (Photo site internet Freedom from Torture) - image 1.0

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Dr Juliet Cohen

Photo site internet Freedom from Torture

C'est du moins ce que soulève un spécialiste médical de l'organisme Freedom from torture dans un rapport commandé par Amnestie internationale. La souffrance augmentera si sa peine de 1000 coups de fouet est administrée.

Raif Badawi, qui a échappé à deux séries de 50 coups de fouet ces dernières semaines pour des raisons médicales, doit recevoir son châtiment vendredi. Il doit recevoir 1000 coups de fouet, au rythme de 50 par semaine, durant 20 semaines consécutives.

Dr Juliet Cohen, médecin en chef de Freedom from Torture, soutient que les effets d'une deuxième série de coups de fouet seront probablement plus souffrants que la première. Les risques d'infection augmentent.

Cela entraînera des douleurs pendant une période prolongée que l'infection retardera la guérison de blessures, écrit-elle dans un document dont La Tribune a obtenu copie.

La Dr Cohen affirme que la chemise portée par Raif Badawi au moment de sa flagellation il y a trois semaines ne fournit pas beaucoup de protection devant la force des coups de la canne qu'il a reçus.

En plus des souffrances physiques horribles de la flagellation, les victimes subissent aussi des effets psychologiques en raison de la punition infligée.

Pour sa part, Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient d'Amnestie internationale, considère que la flagellation imposée par les autorités saoudiennes est un «acte cruel et choquant».

Cette pratique viole l'interdiction de la torture et d'autres mauvais traitements en vertu du droit international et ne doit pas être effectuée en toute circonstance, déclare-t-il.

Selon Anne Sainte-Marie, directrice des communications pour Amnistie internationale à Montréal, rien n'indiquait hier que M. Badawi ne recevra pas ses coups de fouet demain.

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