• La Tribune > 
  • Actualités 
  • > On assiste à une relance du mouvement souverainiste, assure Mario Beaulieu 

On assiste à une relance du mouvement souverainiste, assure Mario Beaulieu

Mario Beaulieu... (Imacom, Jessica Garneau)

Agrandir

Mario Beaulieu

Imacom, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Le Bloc québécois (BQ) a subi toute une déconfiture aux élections fédérales de 2011; le Parti québécois (PQ) a aussi été malmené aux élections de 2014. Pourtant, le Québec assisterait en ce moment « à une relance du mouvement souverainiste ». C'est l'avis de Mario Beaulieu, chef du BQ, qui offrait une conférence mardi midi à l'Université de Sherbrooke en compagnie de l'ancien premier ministre du Québec Bernard Landry.

Les élections fédérales sont prévues pour l'automne prochain. La temps presse donc pour le BQ qui travaille encore à se rebâtir à la suite de sa quasi-éviction de la scène politique. « Nous aurons nos premières investitures bientôt. Ça va nous permettre d'être présent davantage dans les régions, ce qui est la marque de commerce du BQ », a-t-il dit.

Aucune investiture n'est annoncée dans la région estrienne, mais l'ex-députée France Bonsant a fait part de son intention de tenter de nouveau sa chance dans la circonscription de Compton-Stanstead, représentée en ce moment par le néo-démocrate Jean Rousseau.

L'ancien député de Sherbrooke Serge Cardin ne dirait pas non à un nouveau défi pour sa part, s'il peut être utile pour son parti. « Il y a... Mégantic-L'Érable, par exemple, qui pourrait être un beau défi », lance-t-il avec un sourire en coin, faisant référence au fait que cette circonscription est représentée par l'un des rares ministres québécois conservateurs dans la Belle Province, Christian Paradis.

«Que va-t-il rester du Québec après les quatre ans au pouvoir du Parti libéral?»


Bernard Landry... (Imacom, Jessica Garneau) - image 3.0

Agrandir

Bernard Landry

Imacom, Jessica Garneau

Bernard Landry a également défendu, dans sa conférence, l'importance et l'urgence pour le Québec de devenir une nation à part entière. « À sa fondation, les Nations unies comptaient 50 membres. Il y en a 200 aujourd'hui! Ce n'est pas très original de travailler pour son indépendance dans le monde - presque toutes les nations l'ont fait », explique l'ancien premier ministre.

Les deux hommes politiques s'inquiètent pour le Québec d'aujourd'hui. « Que va-t-il rester du Québec après les quatre ans au pouvoir du Parti libéral? » a demandé une participante. « Ça m'inquiète tant que ça me réveille la nuit. Ce gouvernement menace notre âme nationale », a lancé l'ancien premier ministre.

Toutes ces coupures, toute cette austérité pour en fin de compte économiser deux milliards de dollars... Et s'il existait une façon plus saine de faire des économies substantielles? « Le gouvernement fédéral vient de couper des transferts en santé, ce qui nous privera d'un milliard de dollars cette année! Si nous étions une nation, nous aurions le contrôle sur toutes nos dépenses et nos revenus », a lancé Mario Beaulieu, qui a axé toute sa conférence sur les avantages économiques que connaîtrait un Québec souverain.

La série de conférences sur la souveraineté se poursuit aujourd'hui à l'UdeS avec Andrée Ferretti, qui parlera de son expérience comme ancienne vice-présidente du Rassemblement pour l'indépendance nationale.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer