Raif Badawi recevra des coups de fouet vendredi

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Une manifestation a eu lieu vendredi devant l'hôtel de ville de Sherbrooke pour dénoncer la sentence imposée à Raif Badawi.

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(SHERBROOKE) Le gouvernement saoudien a confirmé que le blogueur Raif Badawi recevra 50 coups de fouet vendredi, deuxième série de sa sentence de 1000 coups qui lui a été imposée.

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Mireille Elchacar

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«Nous venons d'avoir la confirmation que la séance de flagellation de vendredi aura lieu malheureusement, affirme Mireille Elchacar, agente de développement régionale en Estrie pour Amnistie internationale.

«Nous sommes très inquiets, répète-t-elle. M. Badawi est diabétique. Il est en prison depuis deux ans dans des conditions très difficiles. Nous craignons pour lui.»

M. Badawi, dont la conjointe et les enfants se sont réfugiés à Sherbrooke, a pu éviter le fouet la semaine dernière. Le médecin l'avait examiné et demandé le report de la flagellation.

«Il n'était pas assez guéri, précise Mme Elchacar. Le médecin va le rencontrer encore vendredi pour l'examiner.»

Roi d'Arabie saoudite

Rappelons que le Saoudien Raif Badawi a été condamné à 1000 coups de fouet, dix ans de prison et plus de 300 000 $ d'amende pour avoir tenu des propos jugés trop libéraux en Arabie saoudite sur son blogue.

Concernant l'intervention du roi d'Arabie saoudite, Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud, en faveur de l'homme de 32 ans, Mireille Elchacar tient à préciser que l'affaire remonte à décembre dernier.

«Le roi est intervenu pour qu'on examine le cas de M. Badawi, mais la Cour suprême peut décider ce qu'elle veut. Elle est libre de refuser la cause si elle veut.

Un ministre suédois semonce un diplomate saoudien

Le ministre suédois des Affaires étrangères a semoncé un diplomate saoudien concernant la condamnation à la flagellation du blogueur Raïf Badawi.

Le porte-parole du ministre Jon Pelling a indiqué qu'il s'était rendu à l'ambassade saoudienne, à Stockholm, pour faire part de ses inquiétudes sur le cas de M. Badawi, condamné à 10 ans de prison et à 1000 coups de fouets infligés publiquement pour avoir insulté la religion musulmane.

Vendredi, les autorités saoudiennes ont retardé la deuxième salve de coups de fouet après qu'un médecin eut constaté que les blessures de sa première séance de flagellation n'avaient pas guéri.

M. Badawi a reçu 50 coups de fouet le 9 janvier devant des dizaines de personnes à Jiddah, près de la mer Rouge.

Il a été condamné en mai en lien avec des textes qu'il avait rédigés sur un blogue. Il a notamment remis en question les dirigeants religieux du royaume et il avait ridiculisé la police religieuse.

La cause de M. Badawi a suscité une vague de sympathie au Québec et au Canada, puisque sa femme et ses enfants sont réfugiés à Sherbrooke.

Dans un communiqué publié la semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères John Baird a dit avoir «entrepris des démarches» auprès de l'ambassade saoudienne à Ottawa, et l'ambassadeur canadien à Riyad, la capitale, aurait tenté de s'entretenir avec le gouvernement du pays.

Le premier ministre du Québec Philippe Couillard s'est d'ailleurs engagé à accueillir M. Badawi s'il est relâché.

Des dizaines de manifestants se sont rassemblés vendredi dernier, à Québec, devant l'Assemblée nationale pour réclamer sa libération.

- Avec Associated Press

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