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L'extrémisme s'invite encore à la mission européenne de Philippe Couillard

Philippe Couillard... (Archives La Tribune, René Marquis)

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Philippe Couillard

Archives La Tribune, René Marquis

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Bruxelle

La lutte à l'extrémisme s'est invitée à l'ordre du jour de la mission européenne du premier ministre Philippe Couillard, lundi, à Bruxelles, en Belgique, qui s'est rapidement affairé à balayer ce dossier sensible sous le tapis.

C'est le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, qui a évoqué cette question, en plaidant, au terme d'une rencontre avec M. Couillard, pour un meilleur échange des pratiques afin de prévenir la radicalisation.

Dans la foulée des attentats terroristes déjoués en Belgique, M. Reynders s'est prononcé en faveur d'un «vrai débat» sur la lutte à la radicalisation.

«De comment lutter contre la radicalisation et en particulier à travers les programmes scolaires, la manière de s'adresser aux jeunes lorsqu'on leur parle de citoyenneté, de philosophie, de religion», a-t-il observé.

En point de presse aux côtés du premier ministre québécois, M. Reynders a estimé que la Belgique, tout comme le Québec, avait intérêt à réfléchir aux façons d'intervenir en matière d'éducation.

«Dans un débat de longue haleine, nous avons tout intérêt, avec les expériences, à échanger sur ces sujets», a-t-il ajouté.

Pressé de légiférer en matière de laïcité, M. Couillard a aussitôt rappelé que la question de la radicalisation n'avait «rien à voir» avec le dépôt d'un projet de loi sur la neutralité religieuse de l'État et qu'il fallait faire «très attention» à ce genre de «glissement».

«La question de la neutralité de l'État est (...) distincte, a-t-il martelé. Encore une fois, je réfute l'amalgame entre cette question législative, qui est normale dans une société, et la prévention d'actes terroristes.»

Sans fournir d'échéancier, le premier ministre a rappelé qu'un groupe de travail doit se pencher sur le phénomène de l'extrémisme et qu'il avait également rencontré différente communautés établies au Québec relativement à cette question.

«Cette question de la communauté et de l'éducation, elle est de notre ressort, a affirmé M. Couillard. C'est là que l'on doit intervenir, et c'est ce qu'on va faire.»

Sans renier son engagement électoral, M. Couillard avait toutefois laissé entendre, vendredi, dernier, au Royaume-Uni qu'il était peu probable que le projet de loi sur la neutralité de l'État soit déposé d'ici la fin de présente session parlementaire, ajoutant que cela serait fait d'ici la fin du mandat de son gouvernement, en 2018.

Le premier ministre prend part à une série de rencontres économiques à Bruxelles, sa dernière journée en Belgique avant de se diriger vers la Suisse pour prendre part au Forum économique de Davos. Sa rencontre avec M. Reynders - un politicien influent au Parlement européen - concernait notamment l'accord de libre-échange entre le Canada et l'Europe.

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