Des élèves de Sherbrooke sont «Raif»

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(Sherbrooke) Le sort de Raif Badawi a des échos bien particuliers dans les classes des écoles primaires des Quatre-Vents et de l'Écollectif, à Sherbrooke.

Les élèves ressentent eux aussi l'injustice qui frappe le blogueur saoudien, puisque sa fille a déjà été l'une des leurs, avant de changer d'école. Jeudi après-midi, des élèves de quatrième, cinquième et sixième années des deux écoles ont observé une minute de silence pour le prisonnier d'opinion.

Jeudi après-midi, c'était au tour des enfants d'exprimer leur appui à Raif Badawi. Des élèves de quatrième, cinquième et sixième années des deux écoles ont observé une minute de silence pour le prisonnier d'opinion.

« Ça a beaucoup interpellé les enfants; ils connaissent l'une des filles de Raif. Ils avaient la possibilité plus facilement de se mettre à la place d'un autre enfant. Ils ont ressenti cette injustice », raconte Sandra Hallé, professeure en classe d'accueil à Quatre-Vents, qui a enseigné à l'une des filles de Raif Badawi. Sa fille est amie avec la jeune fille d'origine saoudienne.

Avec leur affiche « Je suis Raif et je serai Raif », les enfants et leurs enseignantes ont aussi laissé voler un ballon blanc dans les airs. Ils ont été invités à avoir une pensée positive ou un souhait pour lui.

Les enfants ont été sensibilisés, au cours des dernières semaines, au sort de celui qui est entre autres accusé d'avoir insulté l'islam.

« Ils en savent quand même beaucoup. On a reçu la visite d'Amnistie internationale avant les Fêtes, qui est venue nous informer de ce qui se passait. On a fait une campagne de cartes de voeux; les enfants ont envoyé des cartes à Raif Badawi », raconte Mélanie Bell, enseignante en quatrième et cinquième années à l'Écollectif.

Raif Badawi a reçu vendredi dernier les 50 premiers coups de fouet d'une sentence de 1000 coups. Qu'a pensé Mose Hakuzima, 9 ans, lorsque tous les enfants se sont tus? « J'aimerais qu'il sorte de prison », lance-t-il.

« Je suis Raif et je serai Raif parce qu'au Québec on a le droit d'avoir notre liberté d'expression, mais pas en Arabie saoudite », souligne Florence Bélanger, une élève de cinquième année de l'Écollectif.

« Je trouve que c'est inhumain! Il ne peut pas aller en prison! Si on va en prison, c'est parce qu'on a fait un crime, pas parce qu'on a dit une opinion », s'exclame Léa Tremblay-Benoit.

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