Québec prêt à accueillir Raif Badawi s'il est libéré

Le Québec est prêt à accueillir Raif Badawi s'il est libéré, a fait valoir le... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Le Québec est prêt à accueillir Raif Badawi s'il est libéré, a fait valoir le premier ministre du Québec Philippe Couillard à l'ambassadeur de l'Arabie saoudite à Ottawa. Après s'être entretenu avec l'ambassadeur, le premier ministre a téléphoné à la conjointe de Raif Badawi, Ensaf Haidar.

« Il lui a dit que s'il y avait une possibilité d'être libéré, en collaboration avec les autorités fédérales, on serait prêt à l'accueillir », relate l'attaché de presse de Philippe Couillard, Harold Fortin. M. Couillard a fait ces démarches avant de partir en mission en Europe, en fin de journée mercredi.

Québec ne peut rendre publiques toutes les démarches mises de l'avant, observe M. Fortin.

« C'était vraiment une très brève conversation, a résumé à La Tribune Mireille Elchacar d'Amnistie internationale, à propos de l'appel de M. Couillard à Ensaf Haidar. Il lui a témoigné de son soutien, il est tout à fait solidaire. »

« Ça lui a fait du bien et elle a apprécié », ajoute Mme Elchacar, en soulignant que M. Couillard avait glissé quelques mots en arabe. Philippe Couillard a travaillé environ quatre ans dans la monarchie islamiste, au début des années 90.

Ensaf Haidar, qui est réfugiée à Sherbrooke avec ses trois enfants, l'a remerciée publiquement sur Facebook, mercredi.

Ouverture

Le député de Sherbrooke Luc Fortin a aussi eu des discussions avec le premier ministre à ce sujet, mercredi. Il dit être en discussion avec le cabinet de la ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, qui selon lui a communiqué avec son homologue, le ministre des Affaires étrangères, John Baird.

La compétence d'immigration étant partagée entre Québec et Ottawa, Québec devra assurément travailler avec Ottawa, convient M. Fortin, en ajoutant que le gouvernement a exprimé son ouverture.

« Nous avons eu plusieurs contacts avec le ministère des Affaires étrangères. Nous souhaitons que la pression soit maintenue (...) On souhaite que la diplomatie suive son chemin et qu'il y ait une fin heureuse », a indiqué l'attaché de presse de Christine Saint-Pierre, François Caouette. « L'intervenant principal pour faire débloquer ce dossier, c'est le gouvernement fédéral, étant donné que ce sont des relations d'État à État. »

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