Bernard Landry réitère son appui à Péladeau

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Nelson Fecteau
La Tribune

(DISRAELI) «Je préfère ceux qui lèvent le poing à ceux qui baissent les bras.»

Présent à Disraeli dimanche après-midi pour y rencontrer des sympathisants du Bloc Québécois, l'ex-premier ministre du Québec Bernard Landry a illustré son appui à Pierre Karl Péladeau dans la course à la chefferie du Parti québécois.

«Cet appui ne s'est pas réalisé en une seconde. Son père était un ami et il a appuyé le référendum. Son fils partageait les mêmes convictions», a-t-il d'abord expliqué.

«C'est un homme cultivé qui a connu une brillante carrière d'administrateur. De plus le père et le fils ont été très ouverts à l'endroit de leurs travailleurs. Ils leur ont versé des salaires plus élevés dans toute cette industrie», a-t-il poursuivi.

M. Landry a ajouté que la présence de Pierre Karl Péladeau nous remettait dans l'atmosphère de l'époque de la coalition gauche-droite du Parti québécois, «période où il y avait un bel équilibre.»

Rigueur et non austérité

L'ex-premier ministre du Québec a affirmé éprouver de la sympathie pour le gouvernement actuel, dont la tâche est plus ingrate que celle du P.Q. à une certaine époque. «Nous avions fait l'exercice avec l'appui de la CSN, de la FTQ, du Conseil du patronat, ce qui n'est pas le cas présentement. Le taux de croissance était spectaculaire alors que présentement, il est anémique. De plus, si on regarde mesure par mesure, ils sont maladroits dans leur façon de faire», d'affirmer sans ambages M. Landry en soulignant l'épisode des CPE «qui ont été une planche de salut pour l'économie québécoise et les crédits d'impôt aux entreprises de haute technologie.»

Bernard Landry a déclaré préférer employer le mot rigueur qu'austérité. «Quand on parle d'austérité, on coupe tout. Quand on parle de rigueur, c'est qu'on dépense intelligemment.»Quant à l'accès à l'indépendance du Québec, M. Landry a tenu des propos sans équivoque.

«Quand une nation peut être indépendante, elle a le devoir de le devenir.» Affirmant que le Québec était la 30e puissance économique au monde, il a mentionné que parler d'indépendance relevait d'un devoir national, de civisme planétaire. «Le Québec n'est pas une race. Le Québec est une nation, une nation multiethnique, mais non multiculturelle. Le multiculturalisme est une chose à laquelle il ne faut pas toucher.»

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