Rapport du VG: le patrimoine documentaire du fédéral est menacé

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La Presse Canadienne
Ottawa

Bibliothèque et Archives Canada croule sous 98 000 boîtes de documents d'archives et risque de faillir à sa mission de préserver le patrimoine documentaire fédéral en ratant un virage numérique déjà bien amorcé, prévient le vérificateur général.

Le portrait brossé dans le rapport automnal de Michael Ferguson, qui a été déposé en Chambre mardi, est peu flatteur pour l'institution.

Bibliothèque et Archives Canada, en plus de ne pas acquérir tous les documents d'archives qu'elle devrait obtenir en raison du manque d'adéquation de ses formulaires d'autorisation, n'arrive pas à gérer ceux dont elle dispose déjà.

En avril 2014, l'institution accusait un arriéré de 98 000 boîtes de documents d'archives fédéraux remplis de papiers, de cartes, de microfiches, d'enregistrements sonores et autres types de documents.

Certaines de ces boîtes sont en attente de traitement depuis une dizaine d'années, et on ne connaît pas le contenu de cet arriéré, est-il spécifié dans le rapport.

Pendant ce temps, l'information foisonne dans les divers ministères fédéraux dont Bibliothèque et Archives Canada devrait assurer la mémoire historique.

Et même si l'institution précise dans son plan opérationnel qu'elle compte augmenter progressivement le traitement des contenus numériques et que celui-ci constituera le format privilégié d'ici 2017, elle ne s'est pas dotée d'une stratégie de gestion numérique, conclut le vérificateur général.

Pourtant, entre 2006 et 2011, Bibliothèque et Archives Canada avait consacré 15,4 millions $ à l'élaboration et la mise en place d'un système d'archivage électronique.

Celui-ci n'a finalement jamais été mis à profit même s'il avait été «testé, approuvé et jugé fonctionnel en juillet 2011», souligne-t-on dans le rapport.

Il a été mis hors service en novembre 2012 «sans aucune justification de la direction pour étayer cette décision», est-il écrit.

Dans la conclusion de ce chapitre assassin de son rapport automnal, M. Ferguson accuse Bibliothèque et Archives Canada de ne pas s'acquitter convenablement «de ses responsabilités relatives à l'acquisition et à la préservation du patrimoine documentaire fédéral».

L'institution est donc d'abord invitée à prévoir une stratégie, des ressources, un budget et un échéancier pour régler son problème d'arriérés.

Et pour la suite des choses, le vérificateur général recommande à Bibliothèque et Archives Canada de définir une stratégie de gestion numérique du patrimoine documentaire - car en vertu de sa loi constitutive, elle est «la mémoire permanente de l'administration fédérale et de ses institutions».

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