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Le sergent d'armes Vickers a droit à une longue ovation aux Communes

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La Presse Canadienne
Ottawa

La Chambre des communes a repris ses activités, jeudi, et c'est sous une salve d'applaudissements et avec une longue ovation qu'a été accueilli le sergent d'armes du parlement, Kevin Vickers, l'un de ceux qui ont ouvert le feu sur l'auteur de la fusillade de mercredi.

M. Vickers a gardé une expression sobre, faisant occasionnellement un signe de tête pour manifester son appréciation. Il a cependant semblé ému pendant l'ovation, qui a duré plusieurs minutes.

Le premier ministre Stephen Harper a fait une déclaration pour exprimer la gratitude du gouvernement envers les policiers et les services de sécurité et pour rappeler que le Canada ne serait pas intimidé par l'attentat.

«Dans cette lutte dans laquelle nous sommes engagés, non seulement nos meilleures valeurs doivent être mises à contribution, mais aussi devraient, et seront, notre unité et notre plus grande détermination», a déclaré le premier ministre.

«Nous ne serons pas intimidés. Nous serons vigilants, mais nous ne nous sauverons pas sous la peur. Nous serons prudents, mais nous ne céderons pas à la panique. Nous voici, dans nos sièges, dans notre Chambre en plein coeur de la démocratie canadienne et le travail continue», a-t-il ajouté.

M. Harper a aussi indiqué qu'une initiative pour renforcer les pouvoirs de «surveillance, de détention et d'arrestation» du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) est attendue sous peu.

«Ils ont besoin d'être vraiment renforcés, et je vous assure, M. le président, que le travail - qui est déjà commencé - sera accéléré», a-t-il dit.

Le discours de M. Harper s'est conclu avec un spectacle inusité: le premier ministre a traversé la Chambre des communes pour prendre dans ses bras et serrer les mains du chef libéral Justin Trudeau et du chef néo-démocrate Thomas Mulcair.

Plus tôt en matinée, le premier ministre est allé déposer une gerbe de fleurs au Monument commémoratif de guerre du Canada, là où le caporal Nathan Cirillo, un réserviste de Hamilton, a été tué, mercredi matin.

Lorsque le premier ministre est arrivé sur les lieux, les policiers sont intervenus pour arrêter un homme. Plus tard, les policiers ont précisé qu'il avait tenté de pénétrer sur une scène de crime, en référence à l'endroit où le militaire a été tué.

Après son attaque sur le caporal Cirillo, mercredi, le suspect avait filé vers la colline du Parlement, où il a été abattu dans une fusillade dans l'édifice du Centre.

Le tireur, Michael Zehaf Bibeau, né en 1982, était connu des services policiers de Montréal et de Vancouver. Il a été tué à quelques mètres de l'endroit où des centaines de députés étaient réunis pour leurs réunions hebdomadaires des caucus.

Le premier ministre a rencontré jeudi matin son cabinet au grand complet pour discuter de l'attaque de la veille.

Ils ont été mis au fait des développements par le conseiller en sécurité nationale, le commissaire de la GRC et le directeur du SCRS au sujet de la fusillade et de la situation de la sécurité au Canada.

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