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«Les policiers doivent contrer rapidement la menace», selon Gaétan Labbé

L'intervention policière à Ottawa s'avère d'une importante complexité, analyse... (Photo PC)

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(SHERBROOKE) L'intervention policière à Ottawa s'avère d'une importante complexité, analyse Gaétan Labbé, ancien directeur du Service de police de Sherbrooke (SPS).

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Gaétan Labbé

Archives La Tribune, Claude Poulin

« Les premières minutes, ce n'est pas tellement chaotique : les policiers doivent se diriger vers la menace et doivent la contrer le plus rapidement possible », commente-t-il à propos du travail des agents.

Dans une affaire comme celle-ci, la collaboration des citoyens s'avère très importante, fait valoir celui qui est maintenant retraité et collaborateur au 107,7 Estrie.

L'événement a aussi ravivé des souvenirs : M. Labbé était policier à Québec lorsque Denis Lortie a tué trois personnes à l'Assemblée nationale en 1984 (voir autre texte en page 8).

« De la confusion, durant les premières minutes, il n'y en a à peu près pas... Le personnel policier et les agents de sécurité ont un mandat : se diriger vers la menace. Ça tire, on doit se diriger vers la menace, l'arrêter. On l'a bien vu (hier matin) avec la vidéo qui a été prise... Les premières secondes, on voit des policiers de la GRC et des agents de sécurité se diriger vers la menace. C'est par la suite que la confusion s'installe. On a cinq organisations sur les lieux. »

La présence de plusieurs organisations sur le terrain (GRC, police d'Ottawa, l'armée, etc.) rend la situation complexe.

« Ce sont cinq organisations qui ne travaillent pas toujours nécessairement ensemble (...) Il faut rapidement regrouper ces gens-là, les mettre tous à la même table. »

« Dans les minutes qui suivent, elles doivent mettre en place un poste de commandement initié. Qui va commander? Je suis convaincu qu'il y a un plan d'intervention en situation de crise qui existe au parlement d'Ottawa, mais qui prend les décisions? »

Selon lui, c'est avant la mise en place du commandement initié, un seul canal où les commandes sont passées et où l'information circule, que c'est compliqué. La présence de plus d'un suspect est une problématique importante.

Autre défi : réussir à départager toutes les informations qui s'accumulent, les témoignages divergents.

Il souligne que les corps policiers ne peuvent divulguer beaucoup d'informations aux médias.

En pleine action, illustre-t-il, il se peut que les auteurs de la tragédie surveillent tout ce qui se passe. « Toute information transmise aux organisations impliquées dans le dossier se doit d'être vérifiée. »

« On peut penser que le travail des policiers est important, mais le travail des citoyens, les observations des citoyens (...) c'est une aide précieuse. »

«Ce sont cinq organisations qui ne travaillent pas toujours nécessairement ensemble. Il faut rapidement regrouper ces gens-là, les mettre tous à la même table.»


La présence de plusieurs organisations sur le terrain (GRC, police d'Ottawa, l'armée, etc.) rend la situation complexe. 

« Ce sont cinq organisations qui ne travaillent pas toujours nécessairement ensemble (...) Il faut rapidement regrouper ces gens-là, les mettre tous à la même table », illustre-t-il.

« Dans les minutes qui suivent, elles doivent maintenant en place un poste de commandement initié. Qui va commander? Je suis convaincu qu'il y un plan d'intervention de crise qui existe au parlement d'Ottawa... »

Selon lui, c'est avant qu'on soit en mesure de mettre en place un poste de commandement initié, un seul canal où les commandes sont passées et où l'information circule, que c'est compliqué. 

Autre défi : réussir à départager toutes les informations qui s'accumulent : un témoin peut avoir vu un tireur, un autre deux, image-t-il.

Il souligne que les corps policiers ne peuvent divulguer beaucoup d'informations aux médias. 

En pleine action, illustre-t-il, il se peut que les auteurs de la tragédie surveillent tout ce qui se passe. « Tout information transmise aux organisations impliquées dans le dossier se doit d'être vérifiée. »

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