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13 600 responsables de services de garde en milieu familial débrayent

La grogne de 13 600 responsables de services de garde (RSG) en milieu familial,... (Archives La Voix de l'Est)

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La Presse Canadienne
Montréal

La grogne de 13 600 responsables de services de garde (RSG) en milieu familial, qui sont engagés dans un bras de fer avec les négociateurs du gouvernement du Québec, est sur le point de monter d'un cran.

Après avoir organisé une série de débrayages régionaux pour exprimer leur mécontentement face à la tournure des pourparlers, ils tiennent une grève provinciale lundi.

La présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec, Kathleen Courville, explique que ce grand coup d'éclat aura pour objectif de faire entendre les demandes de ses membres et non pas d'indisposer les parents qui sont de précieux alliés.

Elle affirme que les RSG «sont près des parents» puisqu'ils les «accueillent dans leur maison tous les jours et qu'ils s'occupent de leurs enfants».

Mme Courville ajoute que les pères et les mères «comprennent la réalité» des responsables des services de garde et qu'ils sont donc sensibles à leurs revendications.

Elle rappelle que ses membres @réclament, d'abord et avant tout, une reconnaissance «des heures véritablement travaillées».

Kathleen Courville avance sans ambages qu'il s'agit «présentement du coeur de la problématique».

Elle soutient que sur une base hebdomadaire, ses membres s'attellent à leur tâche pendant pratiquement 50 heures. Cependant, selon elle, au bout du compte, lorsqu'ils reçoivent leur chèque de paye, ils ne sont rémunérés que pour 35 heures de boulot.

La ministre de la Famille, Francine Charbonneau, a déjà eu l'occasion d'écouter ce refrain à moult reprises, mais elle ne semble pas disposée à jeter du lest.

En réaction à une question soulevée par La Presse Canadienne vendredi, elle a lancé: «Si vous êtes en train de me demander si on va donner aux responsables de service de garde ce qu'ils veulent, la réponse est non».

Mme Charbonneau a enchaîné en disant: «On va plutôt négocier ... et trouver la meilleure façon de s'entendre sur des avancées».

Elle a ensuite servi une solide mise en garde aux RSG. «On est à un moment crucial où il faut se parler, ... mais tant que vous allez être dans les rues, on ne va pas négocier», a-t-elle dit.

De toute évidence, les principaux intéressés ont décidé de faire la sourde oreille. Deux grandes manifestations sont prévues à Montréal et à Québec lundi midi.

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