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Des compressions de 2 M $ anticipées

Le couperet tombe à l'UdeS tandis que Bishop's planche sur un plan de redressement

Des coupures supplémentaires oscillant entre 1,5 et 2... (IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ)

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Des coupures supplémentaires oscillant entre 1,5 et 2 M$ seront exigées de l'Université de Sherbrooke.

IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ

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Déjà prise à récupérer 18 M $ pour l'année financière en cours, l'Université de Sherbrooke jonglera avec de nouvellescompressions, qui pourraient osciller autour de 1,5 M à 2 M $, selon l'hypothèse établie par l'institution. En dépit de l'ampleur de la commande, l'UdeS fera tout pour éviter un déficit et le plan de redressement qui en découlerait, indique Martin Buteau, vice-recteur aux ressources humaines et financières. L'Université Bishop's planche pour sa part sur un plan de redressement qui devra être soumis à Québec d'ici avril 2015.

À l'instar des autres universités, la direction de l'UdeS a appris la nouvelle lors d'une rencontre au début du mois.

« On est encore en attente de la facture" », image M. Buteau, également recteur adjoint.

Le chiffre avancé pour le nouvel effort de rationalisation de l'ensemble des établissements est de 25 M $. En fonction de son poids budgétaire au sein du réseau, l'UdeS avance donc une hypothèse de 1,5 à 2 M $, toujours pour l'année financière en cours. L'annonce de ces nouvelles coupes a été confirmée, indique M. Buteau, et selon l'information disponible, le couperet pourrait tomber de nouveau.

Lorsque l'UdeS a fait le point sur son plan de compressions global, il lui restait environ 2,4 M $ à trouver. L'institution est toujours en discussion avec les syndicats concernant la réduction sur une base volontaire de la semaine de travail de 35 h à 32 h, pour le personnel professionnel, le personnel-cadre et les employés de soutien.

Compliqué

Il est donc encore trop tôt pour savoir combien l'UdeS pourra récupérer de cette façon. En fonction de l'adhésion à cette mesure, d'autres mesures pourraient faire l'objet de discussions avec les instances syndicales, entre autres l'exonération partielle des droits de scolarité.

La mise en place de programmes de départs à la retraite n'est pas une option envisagée à l'UdeS, entre autres en raison des coûts qu'entraînerait cette formule. Ce serait déjà bien de pouvoir conserver les conditions de départs à la retraite, note M. Buteau. « Si ces conditions demeurent, c'est déjà un acquis... Est-ce qu'elles feront l'objet de discussions? C'est possible. »

« Ça commence à être compliqué! Beaucoup d'universités évoquent un déficit à venir. On travaille fort pour l'éviter. On ne veut pas être pris avec un plan de redressement, avec des contraintes administratives... On essaie de voir si on peut arriver à l'équilibre, commente M. Buteau. Il est préférable de gérer nos affaires plutôt que de voir des gens du ministère débarquer... »

Environ 83 postes réguliers sont visés par l'administration et 10 contractuels ont aussi été coupés. Les gens ont commencé à recevoir leur avis de licenciement.

L'ampleur inconnue

À Bishop's, les nouvelles compressions pourraient représenter un montant de l'ordre de 250 000 $. « C'est 250 000 $ à six mois de la fin de l'année financière », commente Isabelle Goyette, directrice des finances et vice-principale finances par intérim, en rappelant que les universités ne connaissent pas encore l'ampleur de la commande.

L'institution planche déjà sur un plan de redressement, en raison d'un déficit de 2,4 M $ pour l'année 2014-2015, découlant des compressionsimposées par Québec. « Le gouvernement ne peut s'attendre à un plan de redressement tous les six mois », observe Mme Goyette lorsqu'on l'interroge sur les conséquences de ces nouveaux efforts de rationalisation. Quant aux mesures d'économie, elle indique que « tout est sur la table » et ne peut s'avancer sur le nombre d'emplois qui pourraient être touchés.

Par ailleurs, les rencontres se poursuivent entre l'UdeS et le Syndicat des chargées et chargés de cours (SCCCUS), une rencontre avec le conciliateur était prévue hier. Rappelons que les membres du SCCCUS ont voté en faveur de moyen de pression pouvant aller jusqu'à la grève la semaine dernière.

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