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PQ: PKP s'engage à placer ses actions dans une fiducie, s'il devient chef

Pierre Karl Péladeau... (Photo PC)

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Pierre Karl Péladeau

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Par Jocelyne Richer, Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

S'il devient candidat puis est choisi pour devenir chef du Parti québécois (PQ), Pierre Karl Péladeau s'engage à placer dans une fiducie sans droit de regard les actions qu'il détient dans Québecor. Mais il n'est pas question de s'en départir.

De plus, il promet de faire «au moment opportun» une «déclaration sur l'honneur», par laquelle il s'engagera publiquement à ne jamais intervenir dans le contenu éditorial «de quelque manière que ce soit» des médias qui composent son empire de presse, le plus important au Québec.

Le député de Saint-Jérôme a fait cette déclaration mercredi matin devant les médias de la tribune de la presse parlementaire, en lisant un texte, mais sans prendre aucune question des journalistes.

Souverainiste convaincu, M. Péladeau a conclu sa déclaration en réaffirmant sa «volonté de faire du Québec un pays».

Il a été piqué au vif par une motion déposée mardi en Chambre par la Coalition avenir Québec (CAQ), un geste «d'une partisanerie outrancière», selon lui.

M. Péladeau affirme ne pas avoir pris de décision à savoir si oui ou non il se portera candidat à la direction du PQ pour succéder à Pauline Marois.

Il a réaffirmé que, selon la loi, tant qu'il reste simple député rien ne l'oblige à choisir entre ses fonctions de député et ses intérêts financiers.

M. Péladeau, qui est actionnaire de contrôle de Québecor, fait l'objet d'intenses pressions des partis d'opposition, et à l'intérieur même de son propre parti, depuis quelques jours, pour qu'il choisisse entre son empire de presse et ses ambitions politiques présumées.

Actuellement, M. Péladeau n'est «pas candidat», a-t-il rappelé, admettant que sa «réflexion est ouverte» à ce sujet. Il a jusqu'à la fin janvier pour se décider.

«La décision de me présenter ou non à la chefferie n'est pas prise», a-t-il dit.

«Si je me portais candidat et que les militants du Parti québécois me choisissent comme chef du parti et par voie de conséquence comme chef de l'opposition officielle je peux vous assurer que je mettrai en fiducie sans droit de regard les actions que je détiens dans Québecor», a déclaré le député.

De son côté, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, s'est dit ouvert, mercredi matin, à modifier sa motion, qui vise à interdire à M. Péladeau de garder le contrôle de son empire médiatique Québecor.

La motion doit être débattue en Chambre mercredi, et faire l'objet d'un vote mercredi en fin de journée ou jeudi.

M. Legault a ainsi répondu aux critiques du député péquiste Jean-François Lisée, qui a émis des critiques envers la proposition caquiste.

Selon le chef caquiste, il est possible de changer le libellé pour préciser ce qu'est une entreprise médiatique.

Mercredi matin, M. Lisée qui fait partie de ceux qui affirment que son collègue doit choisir entre son empire et la politique a affirmé que la motion de la CAQ était excessive dans sa formulation actuelle, puisqu'elle ferait en sorte que la famille proche d'un député ne pourrait détenir un magazine de sport, de mode ou de cuisine.

M. Lisée a affirmé qu'il ne votera pas en faveur de la motion et ne proposera pas d'amendements.

Quant à lui, le chef intérimaire péquiste Stéphane Bédard a affirmé que les députés du PQ pourront voter librement sur la motion caquiste.

M. Bédard a affirmé que M. Péladeau n'avait pas à constituer une fiducie sans droit de regard pour ses actifs puisqu'il n'est pas ministre.

En mars, en annonçant sa candidature dans la circonscription de Saint-Jérôme, Québecor s'était pourtant engagée à ce que M. Péladeau le fasse, sans préciser qu'il ne le ferait qu'en fonction d'un poste de ministre.

«Québecor confirme que, dans l'éventualité où M. Péladeau serait élu à l'Assemblée nationale du Québec le 7 avril prochain, ce dernier s'est engagé à mettre en place une fiducie ou un mandat sans droit de regard dans lequel il placerait ses intérêts économiques», indiquait le communiqué du conglomérat.

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