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Ferme expérimentale de Lennoxville : 100 ans d'expérimentation et d'innovation

On l'appelle encore couramment la ferme expérimentale de Lennoxville, un nom... (Imacom, René Marquis)

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Imacom, René Marquis

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(Sherbrooke) On l'appelle encore couramment la ferme expérimentale de Lennoxville, un nom qu'elle a porté officiellement dans les années 50. Ce n'est pas faux, mais ça reflète peu l'ampleur et le rayonnement du travail réalisé aujourd'hui au Centre de recherche et de développement sur le bovin laitier et le porc d'Agriculture et agroalimentaire Canada à Sherbrooke.

«D'une petite station expérimentale qui visait principalement la démonstration et l'adaptation, on est rendu en 2014 avec un centre qui a une perspective internationale et le meilleur ratio de chercheurs seniors au Canada», se targue d'entrée de jeu le directeur R & D du lieu, Dr Jacques Surprenant.

«Au niveau mondial, on fait partie des cinq plus gros centres de recherche dans notre domaine. Quand on se compare, on ne se compare pas avec ce qui se fait au Canada, mais bien avec ce qui se passe ailleurs dans le monde parce qu'en production animale, c'est à ce niveau-là que la game se joue.»

Voilà 100 ans que le gouvernement fédéral a acquis cinq fermes à Lennoxville pour y implanter une station expérimentale grâce à laquelle on voulait montrer aux agriculteurs ce qui pouvait se faire et comment le faire.

La station expérimentale a évolué au même rythme que l'agriculture québécoise, s'est agrandie et a délaissé bon nombres de cultures pour se spécialiser depuis les années 80, et officiellement depuis 1994, dans le bovin laitier et le porc.

100 ans plus tard, donc, quelque 20 chercheurs et une centaine d'employés y poursuivent la mission de fournir aux producteurs laitiers et porcins du pays les innovations technologiques et le savoir-faire pour une production durable, avec une empreinte environnementale nulle.

«On est le reflet de l'histoire de l'agriculture, on est son image et on est son futur», image le Dr Surprenant.

Les chercheurs du CRDBLP sont appelés à présenter leurs travaux partout dans le monde, à partager leur expertise avec plusieurs partenaires, à participer à l'élaboration des guides qui font office de bibles dans l'industrie, assure le Dr Surprenant, en relatant avec force détails le parcours de l'un ou l'autre des 20 chercheurs qui oeuvrent à Sherbrooke.

Le CRDBLP accueille aussi une moyenne de 45 étudiants gradués - même si le centre n'est affilié à aucune université - dont plus de la moitié provient du Brésil, d'Espagne, de France ou d'Allemagne. «Je dis souvent à la blague qu'on est un centre bilingue et que nos deux langues officielles sont le français et le portugais...»

Encore 100 ans

Rayonnant dans le monde, le CRDBLP est par ailleurs bien implanté dans sa communauté. Il est l'une des huit entités du Pôle universitaire de Sherbrooke et encore récemment, par exemple, il a conclu un partenariat avec le Cégep de Sherbrooke pour que les étudiants en gestion et technologies d'entreprises agricoles puissent y réaliser leurs travaux pratiques.

Qu'est-ce qui fait donc le succès de cette aventure maintenant centenaire? «C'est une combinaison de l'équipe, de sa capacité à s'adapter et de sa capacité à développer une vision d'où on devrait être dans 20 ans», répond sans hésiter Dr Surprenant.

Sous-ministre délégué à l'Agriculture, Timothy Sargent n'avait que de bons mots pour ce centre qu'il visitait pour la première fois jeudi, lors de la cérémonie protocolaire visant à souligner le centenaire.

Agriculture et agroalimentaire Canada compte 19 centres de recherches partout au pays et Sherbrooke est le seul spécialisé en production laitière et porcine.

«Le travail qui est fait ici est très important, a dit M. Sargent, pas juste pour la région ou la province, mais pour tout le Canada. Ça fait 100 ans qu'ils travaillent avec des partenaires de l'industrie, des universités du Canada, des États-Unis, du Brésil et de la France, pour aider les producteurs et pour aider l'industrie, par exemple en faisant de la recherche pour réduire la quantité d'antibiotiques utilisés. Leur contribution est importante pour soutenir tout un pan de l'économie canadienne.»

«Ça fait 100 ans qu'on est ici et on espère être ici pour un autre 100 ans», a-t-il conclu.

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