Les chambres de commerce s'en prennent aux commerces itinérants

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Les chambres de commerce ont plaidé pour un resserrement du règlement sur les commerces itinérants.

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(SHERBROOKE) Les chambres de commerce de Sherbrooke et de Fleurimont ont plaidé pour un resserrement du règlement sur les commerces itinérants, lundi lors de la séance du conseil municipal.

La directrice générale de la Chambre de commerce de Sherbrooke, Louise Bourgault, a fait valoir que les commerces itinérants nuisent à l'achat local. Ils s'installent pour une courte période, vendent leurs produits et repartent au bout de quelques semaines ou de quelques mois.

« L'achat local est important pour les chambres de commerce. Depuis 2005, la Chambre de commerce de Sherbrooke travaille pour qu'il y ait un règlement plus serré concernant les ventes temporaires. Ce sont des gens de l'extérieur qui vendent des biens pour une courte période et qui font en sorte de diminuer la concurrence loyale qui se fait en ville. »

Pour Mme Bourgault, la règle devrait être la plus sévère possible. « Nous proposons un changement de règlement. J'espère que vous saurez l'adopter. Si vous voulez le faire plus serré, ce serait encore plus parfait. On voudrait qu'il n'y ait plus de vente temporaire. La proposition que vous avez a été développée à la suite de rencontres avec le service juridique de la Ville, avec les gens du service d'urbanisme, avec Commerce Sherbrooke. »

Le président de la Chambre de commerce de Fleurimont François Bouchard explique la proposition.

« Là où on devient plus sévère, c'est au niveau des administrateurs. Ce n'est pas le fait qu'une compagnie ouvre et ferme au bout de trois mois, mais c'est que les administrateurs qui forment une compagnie puissent être poursuivis même s'ils ferment leur commerce. C'est une question d'équité pour nos commerçants qui travaillent fort et paient beaucoup de taxes. C'est pour la protection de ces gens-là que nous demandons un règlement plus sévère. »

Le président de Commerce Sherbrooke, Louisda Brochu, précise que la Ville en est à sa quatrième mouture du règlement. « Nous avons été à l'écoute des marchands et des porte-parole des chambres. Comme conseil municipal, nous sommes très fiers. Il faut maintenant un bail de six mois pour les commerces, alors que c'était de 45 jours avant. Nous avons réglé environ 98 % des cas. Il y a une ou deux situations problématiques maintenant, et avec le nouveau règlement, nous voulons poursuivre les administrateurs pour l'infraction commise. Nous sommes à la limite de ce que la règlementation peut permettre. Elle est extrêmement sévère. »

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