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Gratuité scolaire: Landry ne partage pas tout à fait l'opinion de Parizeau

Bernard Landry... (Imacom, Claude Poulin)

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Bernard Landry

Imacom, Claude Poulin

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Caroline Bouchard
La Tribune

(SHERBROOKE) Bernard Landry ne partage pas tout à fait les récents propos de Jacques Parizeau au sujet de la gratuité scolaire. Contrairement à son prédécesseur, l'ancien premier ministre Landry croit que le contexte économique actuel au Québec ne permet pas l'adoption d'une telle mesure par le gouvernement de Pauline Marois.

«Sur le fond des choses, je suis en faveur de la gratuité. J'ai beaucoup d'estime pour Parizeau, mais je ne le suis pas dans cette intervention. Je trouve que la gratuité est un objectif noble et ce qui est sacré dans le domaine de l'éducation, c'est que l'argent ne doit pas être un frein à quiconque veut aller au bout de son intelligence, de la maternelle au doctorat. Cela dit, dans la conjoncture présente, il s'est accumulé un déficit énorme, la conjoncture économique est assez paresseuse et les frais de santé continuent à augmenter», plaide M. Landry.

Dans une entrevue publiée mardi dans Le Devoir, Jacques Parizeau disait croire que la gratuité scolaire était « une option financièrement réaliste» et que le gouvernement devrait accorder moins d'importance à l'atteinte du déficit zéro pour donner plus d'élan au débat sur l'enjeu de la gratuité.

«Geler veut dire diminuer»

Invité à réagir sur la récente sortie de Jacques Parizeau, Bernard Landry, qui était de passage à Sherbrooke, mardi, a rappelé qu'à l'époque où il a agi comme ministre des Finances, il avait procédé au gel des frais de scolarité.

«Geler, ça veut dire diminuer, si on tient compte de l'inflation. C'est ce qu'on pouvait faire. Mettre le déficit zéro de côté, je ne suis pas d'accord. Dans le contexte présent, je le redis, l'équilibre des finances publiques est une chose importante. Il faut le faire tant que ce sera possible et vivable. La gratuité scolaire sera possible en cas de croissance économique. Les industries de haute valeur ajoutée, les salaires élevés qui amènent des impôts élevés, qui eux font fonctionner le gouvernement, c'est ce que ça prendrait», rétorque Bernard Landry.

« C'est l'éducation qui nous a sauvés, en 1960, c'est l'éducation qui nous sauvera encore dans les années à venir. C'est un cercle vicieux. Ce serait une bonne chose d'investir dans l'éducation... si on le pouvait», conclut M. Landry.

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