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Le vieillissement de la population : premier défi de Réjean Hébert

Le ministre Réjean Hébert... (Imacom, Jessica Garneau)

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Le ministre Réjean Hébert

Imacom, Jessica Garneau

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Jérôme Gaudreau

(Sherbrooke) La population vieillit. Le système de santé du Québec doit se mettre à jour afin de réagir aux nombreuses nouvelles réalités. Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, le constate depuis un bon nombre d'années en tant que médecin. Aujourd'hui, en étant au pouvoir, le député de Saint-François a maintenant la chance de changer les choses. Et il compte bien en profiter pour changer le cap du gros bateau qu'est le système de santé, sans nécessairement le révolutionner.

Chose certaine, c'est que Réjean Hébert se plait bien dans son nouveau rôle depuis sa nomination du 19 septembre dernier.

« Je trouve ça passionnant! C'est un beau moment de ma vie et je rencontre un certain nombre de gens en leur disant merci de m'avoir donné ce job-là. Je trouve ça super intéressant, surtout parce qu'il y a beaucoup de compétence chez les gens du ministère », note-t-il d'entrée de jeu.

Heureusement qu'il observe cette compétence autour de lui, car toute une année se présente au ministre de la Santé.

« On était en attente d'une vision claire pour le milieu de la santé, autant du côté du ministère de la Santé que des agences. La vision du système est partagée et les gens attendaient avec impatience de voir une orientation de ce type-là pour imprimer un changement de trajectoire », prétend le ministre.

Une population qui vieillit

Le premier défi de Réjean Hébert? Réagir face au vieillissement de la population.

« Le vieillissement de la population, certains voient ça comme une vague déferlante. Moi je ne vois pas ça de cette façon, parce qu'un tsunami survient sans qu'on ne le sache à l'avance. Le vieillissement de la population, on l'attend depuis longtemps. C'est comme un iceberg. Il est là, on a le bateau du système de santé et on s'en va directement dessus. Jean Charest avait peut-être les deux mains sur le gouvernail, mais il se dirigeait pourtant tout droit vers l'iceberg! »

Selon le député du Parti québécois, l'hôpital ne devrait plus se trouver au centre du système.

« On a un système qui a été bâti au siècle dernier autour de l'hôpital, puisque les maladies aigües étaient prépondérantes, rappelle-t-il. Donc l'hôpital était le centre du système de santé. Avec les maladies chroniques qui deviennent prépondérantes maintenant, et avec le vieillissement de la population, ce n'est plus le cas. C'est pour ça qu'on voit les problèmes de l'hôpital, c'est-à-dire l'engorgement à l'Urgence ou le manque de lits. Je crois que les solutions se trouvent à l'extérieur de l'hôpital. Il faut changer de cap, mais sans révolutionner le système pour autant. »

Ainsi, l'accès à la première ligne serait fondamental.

« Dans notre plan d'action on veut compléter les groupes de médecins de famille. On souhaite donc en recruter plusieurs. Environ 350 médecins sortent de l'école chaque année, mais ce n'est pas suffisant. Il faut donc en ajouter tout en améliorant leur efficacité. »

Et comment doit-on s'y prendre pour les rendre plus efficaces?

« En leur donnant accès plus rapidement aux examens de laboratoire, à la radiologie dans les centres de santé et de services sociaux et en leur permettant de travailler à l'aide de dossiers médicaux électroniques. On a déjà annoncé qu'on implantera ce service et ainsi, on remplira notre promesse d'offrir un médecin de famille à chaque citoyen d'ici les quatre prochaines années. D'ici deux ans, on croit même que 750 000 Québécois de plus auront un médecin de famille! » avance M. Hébert.

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