Histoires de Noël

Les plus beaux cadeaux ne s'emballent pas

Jeanne-Mance Lemay a donné un de ses reins... (Imacom, Frédéric Côté)

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Jeanne-Mance Lemay a donné un de ses reins à Louise Gagnon, une coéquipière de curling. C'était le 6 avril 2011. Cette transplantation a permis à Louise Gagnon de recommencer à faire des projets et à mordre dans la vie!

Imacom, Frédéric Côté

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Mélanie Noël
Mélanie Noël
La Tribune

(Sherbrooke) Les vrais cadeaux de Noël ne s'emballent pas. Ils se résument en présences chaleureuses, en petits gestes que l'on pose les uns envers les autres. Dans son édition du 24 décembre, La Tribune vous présente plusieurs belles histoires de Noël. Joyeux Noël à vous tous!

Le 6 avril 2011, Jeanne-Mance Lemay a donné un de ses reins. Pas à un de ses enfants. Ni à un de ses parents. Ni même à une soeur ou un cousin éloigné. À une amie d'enfance alors? Non, à une vague connaissance, Louise Gagnon, une coéquipière avec qui elle joue au curling depuis trois ans.

« On s'occupait ensemble des repas pour le Club de curling de Magog. On ne se connaissait pas depuis longtemps, mais tu sais, parfois, tu rencontres quelqu'un et ça clique! « se souvient Mme Lemay.

Une complicité naturelle s'installe rapidement entre les deux femmes.

Louise Gagnon est née avec des reins polykystiques et sait depuis toujours qu'elle aura éventuellement besoin d'une greffe. Cette maladie héréditaire affecte plusieurs membres de sa famille. Six d'entre eux ont reçu une greffe rénale avant elle, dont sa mère il y a 17 ans.

En juin 2010, l'état de ses reins se détériore au point où elle doit commencer la dialyse. Trois fois par semaine, Mme Gagnon reçoit un traitement de quatre heures à l'hôpital.

« La saison de curling était terminée depuis avril, et comme on ne se voyait pas en dehors des activités du club, Jeanne-Mance n'a pas su immédiatement que j'avais commencé la dialyse. Elle l'a appris en octobre lorsque la saison suivante de curling a débuté «, relate Mme Gagnon.

C'est en planifiant le souper d'ouverture du Club de curling que Mme Lemay apprend la condition de Mme Gagnon et décide de l'accompagner à une réunion d'information sur les dons d'organes.

« À l'époque, je ne savais pas si je pouvais l'aider, mais je voulais en savoir plus sur les donneurs vivants. J'étais curieuse. C'est en se rendant à la réunion qu'on a réalisé qu'on était toutes les deux du type sanguin A négatif. Mais cela ne voulait pas nécessairement dire que nous étions compatibles «, explique Mme Lemay.

Immédiatement après la réunion, Mme Lemay approche les médecins pour savoir quand elle peut commencer les tests médicaux permettant de vérifier son admissibilité au processus de don d'organe. Pendant six mois, Mme Lemay se prêtera à une batterie de tests. Scans, prises de sang et colonoscopie y compris.

Si les deux coéquipières ne sont pas compatibles, Mme Lemay est même prête à faire un don croisé pour que Mme Gagnon reçoive la greffe qui lui permettra de recouvrer sa qualité de vie. « J'aurais alors donné un rein à un étranger dont un des proches était compatible avec Louise «, explique Mme Lemay.

Louise Gagnon est ébahie par le geste de Mme Lemay, mais n'ose pas se faire de faux espoirs. « Elle avait le droit de changer d'idée à n'importe quel moment «, confirme-t-elle.

Le 15 décembre 2010, Louise Gagnon reçoit d'avance un gigantesque cadeau de Noël. « On était compatibles! «

Toute l'histoire dans La Tribune de lundi.

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