Propos recueillis par René-Charles Quirion
«Économie»
Le Parti libéral a eu de la difficulté à faire passer son message sur l'économie avec la création de 250 000 emplois. C'était un levier de la campagne libérale. Le Québec est l'un des rares endroits qui a été épargné par la crise économique et ça n'a pas été porté à l'actif de Jean Charest. Même chose pour le Plan Nord qui a peut-être ses faiblesses, mais qui globalement est un projet ambitieux qui permettra de drainer des capitaux et investissements étrangers vers le Québec.
«Gouvernance»
La corruption et la collusion l'ont emporté. Tout au long de la campagne, Jean Charest a été sur la défensive. Jacques Duchesneau et François Legault ont attaqué au début de la campagne et sont revenus en fin de campagne sur cette thématique. Étant donné que l'essentiel des audiences de la Commission Charbonneau n'a pas eu lieu, nous restons pris avec les allégations. C est la CAQ qui en a profité davantage que le PQ. C'est ce qui a donné l'impulsion à François Legault en début de campagne, mais il aurait pu en profiter davantage. Une des grandes innovations de la CAQ est la volonté d'augmenter l'imputabilité des écoles et des hôpitaux. De réduire la couche bureaucratique entre la décision législative et la livraison de service. Ils ne sont pas parvenus à faire passer ce message et c'est au coeur de leur programme.
«Politiques sociales»
Jean Charest a fait des pas en santé, mais il n'a pas été en mesure de les faire ressortir. Le thème des médecins de famille a fait beaucoup les manchettes. Nous avons vu que les docteurs Hébert, Bolduc et Barrette ont pris beaucoup de place. J'ai l'impression que la promesse de la CAQ de régler la question en une année est apparue irréaliste par beaucoup d'observateurs. Pourquoi ne pas avoir opté pour deux, trois ou quatre ans?
Texte complet dans La Tribune de samedi.