MURIRS a dix ans

En plein quartier ouvrier

Il y a 10 ans, le collectif des « Murales urbaines à revitalisation d'immeubles... (ARCHIVES, RÉDACTION)

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ARCHIVES, RÉDACTION

François Gougeon

François Gougeon
La Tribune

(SHERBROOKE) Il y a 10 ans, le collectif des « Murales urbaines à revitalisation d'immeubles et de réconciliation sociale » (MURIRS) débutait sa grande aventure au centre-ville de Sherbrooke. Cela donne aujourd'hui un parcours de 12 oeuvres mariant l'art, l'histoire et la culture, dans un produit touristique unique, avec petite place publique conviviale. La Tribune poursuit la publication de reportages sur ces oeuvres.

Après le quartier Est, c'est au tour du quartier Ouest et Sud d'être mis sur la sellette, avec la présentation en 2006 de la murale « Les belles années », sur une surface de 180 mètres carrés (57 pieds de largueur par 34 pieds de hauteur) de l'immeuble du 364 de la rue Alexandre.

Plus particulièrement, MURIRS met ici en lumière la vie du coin appelé depuis les années 1880 le Petit-Canada, pour désigner le quartier ouvrier et industriel lié au réseau ferroviaire et polarisé sur le textile, l'industrie de la mécanique et la métallurgie. C'est le territoire à prédominance canadienne-française, de classe modeste.

L'action se passe le 27 septembre 1957, dans le pourtour des rues Belvédère, Larocque, Saint-Louis et la présence du regretté et talentueux comédien Jean Besré comme premier personnage de la fresque tombe sous le sens : il est né en 1939 rue Saint-Louis, où il a vécu son enfance et son adolescence.

Mais à part le Joseph-Arthur du « Temps d'une paix », on retrouve bien d'autres personnalités marquantes : l'ancien maire Armand Nadeau, le Frère Théode, qui figure parmi les fondateurs de l'Université de Sherbrooke, l'ancien championde baseball Yvon Ellyson, Tante Margot, qui a fait le délice télévisuel de plusieurs générations d'enfants, le hockeyeur Gerry « Eagle Eye » Plamondon, entre autres.

En plus du rappel de ces belles années, comme avec l'allusion au défunt Cinéma Rex de la rue Galt Ouest, on retrouve au sein des façades commerciales une véritable institution, qui a largement dépassé les frontières du quartier : les Marchés Gaudette, dont l'aventure débute en 1954 avec J. Émile Gaudette, dans sa populaire épicerie à l'intersection des rues Belvédère sud et McManamy. L'expansion fulgurante del'entreprise familiale dans les années 1970 sera marquée principalement par l'association avec la bannière Provigo.

Texte complet dans La Tribune de samedi.

 

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