Le gouvernement conservateur a précisé jeudi les changements qu'il a l'intention d'apporter à l'assurance-emploi, une initiative annoncée dans le budget fédéral en mars mais dont aucun détail n'avait encore été révélé.
La ministre des Ressources humaines Diane Finley a notamment livré la définition «d'emploi convenable», qu'un chômeur devra accepter, à défaut de quoi il se verra couper sa prestation d'assurance-emploi.
Cette définition varie si les chômeurs sont des travailleurs de longue date ou s'ils ont l'habitude d'avoir recours à l'assurance-emploi, comme les travailleurs saisonniers. Dans le cas des prestataires fréquents, ils devront accepter tout emploi dit «similaire» qui correspond à 80 pour cent de leur salaire horaire précédent.
Après six semaines de recherche d'emploi, ils devront se contenter d'un emploi à 70 pour cent de leur ancien salaire. Le nouveau système sera plus généreux pour les chômeurs occasionnels.
Pour être considéré convenable, le lieu du nouvel emploi devra se trouver à moins d'une heure de voyagement, sauf pour certaines régions.
Selon des hauts-fonctionnaires invités à expliquer la réglementation, moins de 1 pour cent des prestataires actuels se verront couper leur chèque d'assurance-emploi selon les nouvelles règles.