Les CPE lancent un appel à la CSN pour éviter des grèves

Les associations patronales représentant 360 centres de la petite enfance au... (Archives La Presse)

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La Presse Canadienne
Montréal

Les associations patronales représentant 360 centres de la petite enfance au Québec ont demandé, jeudi, à la partie syndicale de surseoir à la grève, a confirmé la coordonnatrice des négociations régionales Dominique Bédard.

Du côté de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), un employé du service des communications, Félix Cauchy-Charest, a fait savoir que la seule journée prévue pour une grève générale demeurait le 10 février si aucune entente n'intervenait d'ici la fin de la période actuelle des négociations, soit le 5 février.

Les déléguées des CPE doivent faire le point le 7 février, à Montréal, sur l'état des négociations et sur l'application de leur plan d'action. C'est à ce moment que la décision de débrayer le 10 février deviendrait effective, a déclaré Félix Cauchy-Charest, en entrevue avec La Presse Canadienne. Des moyens de pression peuvent toutefois s'exercer localement, a-t-il précisé.

Selon lui, ce sont les conditions de travail qui représentent les enjeux les plus importants. Les conventions collectives de ces 8500 travailleuses sont échues depuis près de deux ans.

Pour leur part, les associations patronales considèrent que les actions de la centrale syndicale sont prématurées et qu'elles ne reflètent pas l'état de la négociation dans la plupart des régions du Québec. Elles affirment, dans un communiqué transmis hier, qu'il est clair que la FSSS veut mettre de la pression sur le gouvernement afin de tenter de régler les clauses monétaires et certaines autres dispositions relatives à la régie interne des CPE. Parmi ces éléments, la présence de salariés aux conseils d'administration et aux assemblées générales des CPE demeurent des enjeux importants.

« Les membres des conseils d'administration des CPE ont donné des mandats clairs aux associations patronales afin que les nouvelles conventions collectives favorisent l'amélioration de la qualité des services en respectant le financement consenti par le ministère de la Famille et des Aînés. Nous devons donc prendre le temps nécessaire pour y arriver », a conclu Mme Bédard.

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