Grève à l'UdeS

Des impacts catastrophiques sur la recherche

La grève qui sévit depuis neuf semaines à... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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Imacom, Jocelyn Riendeau

(Sherbrooke) La grève qui sévit depuis neuf semaines à l'Université de Sherbrooke a des impacts «catastrophiques» et «dramatiques» sur la recherche, témoignent des chercheurs de l'institution. Laboratoires tournant au ralenti, équipements dispendieux qui dorment littéralement, scientifiques forcés de se tourner les pouces...

«Ce qui me fait le plus mal au coeur, c'est de voir mes jeunes chercheurs, à la maîtrise, au doctorat... Quatre sont arrivés cet été de Paris, Québec, des États-Unis et de Toronto et il ne se passe rien! Ça fait huit semaines qu'ils se tournent les pouces», raconte le professeur Louis Taillefer, une sommité dans le domaine de la physique. Des étudiants pourraient retarder le dépôt de leur mémoire ou de leur thèse.

Au moment où l'UdeS dit vouloir se concentrer sur la fin de la session d'automne et le début de la session d'hiver, La Tribune a voulu prendre le pouls de chercheurs. Plusieurs ont décliné nos demandes.

Les laboratoires en physique tournent au ralenti en raison de l'absence des employés de soutien, notamment parce qu'ils s'occupent du fonctionnement de certains équipements.

«Il y a une certaine recherche qu'on peut faire, mais la recherche de pointe est au ralenti. Je ne dirais pas qu'elle est en péril, mais je dirais qu'on tourne à un débit cinq fois moins grand que d'habitude», constate M. Taillefer, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les matériaux quantiques et directeur du programme sur les matériaux quantiques de l'Institut canadien de recherches avancées.

Aux yeux du Dr André Carpentier, professeur titulaire à la faculté de médecine et des sciences de la santé, la situation est «catastrophique» et «intenable». «Les soins aux patients, à long terme, pourraient être affectés. Année après année, on innove (...

Si on coupe ça, dans 10 ans, on n'aura pas la même trajectoire que l'on a eue à Sherbrooke. Il y a des impacts à moyen et à long terme.»

Texte complet dans La Tribune de samedi.

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