Une vendange sans récolte

CHRONIQUE / Une vendange sans récolte? Oui, et elle a eu lieu il y a quelques... (Archives La Tribune, Marie-Lou Béland)

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CHRONIQUE / Une vendange sans récolte? Oui, et elle a eu lieu il y a quelques semaines à peine. Certains vignobles ont délibérément arraché de jeunes grappes entières de leur ceps pour les balancer sur le sol. Mais ils sont fous ces vignerons!

La quantité ou la qualité? Voilà une question à laquelle nous sommes confrontés tous les jours : à l'épicerie, au restaurant et même en amitié. Le vigneron a aussi à faire ce choix pour ses vins. De façon générale, une vigne qui produit peu produit mieux. Celle dont on exige une production industrielle donnera un jus plus dilué, moins concentré et moins structuré. Il en va des intérêts économiques et des convictions du vigneron, mais aussi de son appellation. En France, l'INAO (Institut National des Appellations d'Origine), qui détermine les conditions de production de chacune des appellations, impose un rendement maximal de la vigne.

Ce rendement est calculé en hectolitre de vin par hectar (hl/ha), soit la quantité de vin par rapport à la surface de culture. Par exemple, pour les vins « pays d'oc », la barre est fixée à 90 hl/ha, tandis que pour le vin de paille de l'hermitage elle descend à 15 hl/ha. La moyenne des appellations françaises se situe autour de 45 hl/ha. Ce qui n'est pas mal du tout, mais qui est encore trop élevé pour les vignerons producteurs de grands jus. Ceux-là se tiendront plutôt sous les 35 hl/ha.

La vendange en vert est l'une des méthodes non obligatoires utilisées pour contrôler une vigne trop productive. La manoeuvre a lieu à partir de juillet, au moment où les raisins commencent à se colorer (la véraison). Les pieds surchargés sont alors débarrassés des grappes excédentaires à coup de vendangettes. Quel gaspillage! Au contraire, les survivantes ne s'en porteront que mieux.

Certains jugent cette pratique contre-productive et favorisent une intervention en amont, avant que les raisins atteignent un stade si avancé. Les rendements seront alors contrôlés dès l'hiver, au moment de la taille, et au printemps, à la sortie de bourgeons, où quelques branches seront coupées.

Vous avez des questions ou des commentaires?

Écrivez-moi à caroline.chagnon@gcmedias.ca.

Suggestions de la semaine

Alsace riesling 2013, Trimbach

(SAQ : 11 305 547 - 24,05 $)

La maison alsacienne Trimbach élabore des cuvées qualitatives, dont ce riesling expressif et minéral. Le nez exubérant sent bon la coriandre, les fleurs et le citron. Ce blanc sec (4,8 g/l), rond et vif aux accents de citron confit se boit carrément tout seul. Les amateurs d'huîtres auront la meilleure des excuses pour trinquer!

Penedès 2012, Gran Coronas Reserva, Torres

(SAQ : 36 483 - 19,60 $)

Pour moi, la maison espagnole Torres est synonyme de qualité. Ce cabernet sauvignon déjà âgé de cinq ans possède des notes agréables de cassis, de champignons et de confiture. En bouche, la texture ronde, les tannins fermes, mais pas trop, ainsi que les arômes de menthe et de cassis comblent les papilles. Comme la saison du BBQ bat son plein, aussi bien se délecter d'une grillade en si bonne compagnie.

Coteaux du layon 1987, Moulin Touchais

(SAQ : 12 481 171 - 62,50 $)

Coteaux du layon est une magnifique appellation à découvrir. Le cépage chenin y est récolté tardivement, à surmaturité, donnant un vin moelleux absolument délicieux. La maison Touchais attend le 10e anniversaire de ses bouteilles pour les commercialiser. Dans le verre, la robe ambrée et brillante, quasi fluo, fait son effet. Les arômes fins et complexes d'écorce d'orange, d'abricot et de confiture de coing culminent sur une note iodée. En bouche, l'équilibre est palpable. Pour une dégustation comparative intéressante entre copains, procurez-vous du même coup le 1997, disponible à la SAQ pour quelques dollars de moins. Tant qu'à se faire plaisir on s'envoie un foie gras, l'accord sucré-salé ultime!




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