La porte est bien verrouillée

Le sergent François Laprise du service de protection... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Le sergent François Laprise du service de protection de la faune Estrie-Montérégie a visionné les images tournées sur le terrain. Faire équipe avec un opérateur de drone ou utiliser soi-même cet appareil en situation de chasse va à l'encontre de la réglementation applicable au Québec, précise-t-il.

Spectre Média, Jessica Garneau

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Luc Larochelle
La Tribune

(Sherbrooke) Observer des animaux sauvages à partir d'un drone pour son propre plaisir, pas de problème. En situation de chasse, cette pratique est toutefois punissable de sanctions devant les tribunaux.

Sans arme, à moins que l'usage d'un drone devienne une forme de harcèlement si intense qu'elle puisse avoir pour conséquence de mutiler ou tuer volontairement un animal, son utilisation ne contrevient pas aux lois.

Le drone ne figure pas sur la liste des moyens autorisés au Québec pour déceler, détecter ou indiquer la présence immédiate d'un animal par une observation visuelle directe, description légale du règlement sur la chasse.

« De ce fait, son usage pour la chasse est illégal », indique le sergent François Laprise du bureau du service de protection de la faune Estrie-Montérégie.

Aucun cas suspect n'a encore été signalé aux autorités régionales. Le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs n'exclut toutefois pas que des gens soient tentés par l'expérience.

« Les nouveautés technologiques suscitent toujours de l'intérêt et certaines personnes sont plus friandes que d'autres de les utiliser. Peut-être verrons-nous des drones un jour autour des chasseurs. La réglementation empêchant de les utiliser étant claire, nous serons en mesure d'intervenir », ajoute M. Laprise.

Ailleurs au Canada, l'Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, l'Ontario et Terre-Neuve-et-Labrador ont déjà banni l'utilisation des drones pour la chasse.

La Colombie-Britannique a fait de même au cours de la dernière année en adoptant de nouvelles dispositions réglementaires spécifiques aux drones, qui exposent les opérateurs de ces appareils autant que les chasseurs à des amendes salées pouvant aller de 2500 $ à 250 000 $ auxquelles peut s'ajouter une peine d'emprisonnement d'un maximum de deux ans.

Le gouvernement québécois ne voit pas la nécessité d'un tel exercice.

« La réglementation actuelle laisse peu de place à l'interprétation. Le ministère demeurera toutefois vigilant et saura faire évoluer sa réglementation si le besoin s'en fait sentir », rapporte Jacques Nadeau, porte-parole des hautes instances du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs à Québec.

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