Découvrir les Alpes en ski

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Les montagnes du domaine Paradiski, immenses, présentent un panorama impressionnant pour les skieurs.

La Tribune, Jonathan Custeau

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Avec la rentrée scolaire approche à pas de loup la saison du ski. Si le Québec recèle de petits joyaux, les Alpes françaises font rêver les amateurs de ce sport de glisse. Bien qu'intimidants à première vue, ces sommets européens peuvent accueillir les skieurs débutants comme les plus expérimentés.

À Peisey-Vallandry, en Auvergne-Rhône-Alpes, par exemple, où le plus haut sommet du domaine culmine à 3226 mètres, même les néophytes pourront flirter avec l'altitude entre novembre et mai. Le domaine skiable Paradiski, le deuxième plus grand du genre en Europe, inclut aussi les secteurs Les Arcs et La Plagne, pour un total de 420 kilomètres de ski. Il y a amplement de quoi s'épuiser avant d'avoir tout vu.

Des forfaits sont offerts pour des cours d'une durée d'une semaine. Et pas n'importe quels cours. Le Club Med de Peisey-Vallandry dispose d'un partenariat avec l'École de ski français. Pour devenir moniteur dans cette prestigieuse école, les examens sont si éreintants que le taux de réussite caracole autour des 20 %. La formation prend cinq à six ans et le test ultime consiste en un slalom géant... contre la montre.

C'est dire à quel point ces moniteurs, toujours très patients, sauront corriger la technique de tous les types d'élèves en un rien de temps.

D'emblée, on s'inscrit dans un groupe selon nos capacités. Par exemple, le niveau 0 regroupe les débutants n'ayant jamais enfilé de skis. Le skieur de niveau 1 maîtrise le chasse-neige alors que celui de niveau 2 saura effectuer des virages en parallèle.

Au premier jour, au pied des pentes, à la sortie même du Club Med, les groupes sont divisés pour se lancer dans une descente de pratique. Les niveaux seront alors validés pour une meilleure expérience collective. Et c'est parti.

Tous les jours, à raison de 2,5 heures le matin, souvent réservées aux conseils plus techniques, et de 2,5 heures l'après-midi, pour une mise en pratique plus décontractée, les élèves verront la progression entre le lundi et le vendredi. On compte ainsi 25 heures de ski supervisé pendant la semaine, qui sont suivies d'une journée libre le samedi.

En règle générale, il faut une semaine pour maîtriser le niveau zéro, une semaine pour apprivoiser

le niveau 1, alors que les choses sérieuses commencent réellement au niveau 2, où on peut investir plusieurs semaines avant de passer à l'étape supérieure. Selon nos moniteurs, certains n'iront jamais plus loin que le niveau 2, suffisant pour avoir du plaisir.

Par exemple, on expliquera la bonne technique pour ne pas se laisser déjouer par des bosses, pour monter de petites pentes ou pour descendre un moment en descente libre. On pratique sans se sentir intimidé.

Les moniteurs sont particulièrement avisés. En un coup d'oeil, ils sauront évaluer le niveau de chacun et rapidement, ils arriveront à identifier les petits correctifs qui feront toute la différence. Parce que les groupes sont de petite taille, entre 9 et 12 skieurs, les instructeurs parviennent à offrir des commentaires personnalisés, souvent de façon discrète.

Il ne faut souvent que surmonter sa propre gêne pour poser les bonnes questions et obtenir des réponses accompagnées de trucs pratiques. Oui, vous pourrez faire l'avion pour apprendre à transférer votre poids sur la bonne jambe au moment des virages. Oui, on vous incitera à vous incliner encore plus vers l'avant, même quand vous vous imaginez sur le point de perdre pied. Mais le progrès sera palpable.

Les amateurs d'histoire pourront par ailleurs profiter d'une des remontées pour observer la piste du kilomètre lancé des Jeux olympiques d'Albertville. Aujourd'hui inutilisée, elle demeure particulièrement intimidante. Le record de vitesse y ayant été enregistré? 240 km/h.

Puisque les pistes le permettent, il serait complètement fou de ne pas s'aventurer vers l'Aiguille rouge ou le Grand col pour observer la vue. Le panorama des sommets enneigés tout autour mérite le détour.

Et les grands avantages d'un domaine comme Paradiski, pour peu que les jambes tiennent la distance, sont de pouvoir partir directement de l'hôtel du Club Med, sur ses skis, et de descendre les pistes pendant plusieurs dizaines de minutes sans avoir à reprendre un remonte-pente. On peut facilement prendre des trajets différents tous les jours sans reprendre la même piste trop souvent.

Enfin, il est possible de louer tout le matériel nécessaire directement au Club Med sous les conseils du personnel avisé. Tout est fourni par Rossignol et est renouvelé tous les deux, trois ans.

Notre journaliste était l'invité du Club Med de Peisey-Vallandry, d'Air Canada et de Tourisme Auvergne-Rhône-Alpes.

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