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Une place à prendre en sciences

Eve Langelier... (Imacom, Frédéric Côté)

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Eve Langelier

Imacom, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Lorsqu'elle a étudié en génie il y a environ 20 ans, Eve Langelier faisait partie des rares femmes de sa cohorte. Même si les choses se sont très bien passées, cette professeure au département de génie mécanique de l'Université de Sherbrooke s'investit pour tenter d'accroître la présence des femmes et des filles en sciences et en génie. Elle est aujourd'hui titulaire de la Chaire pour les femmes en sciences et génie du CRSNG du Québec.

«Pour chaque chaire, il y a un thème global et on choisit un peu, à travers ça, sur quoi on va davantage mettre notre énergie. J'ai choisi de travailler sur les filles de la fin du primaire, à tous les niveaux scolaires, jusqu'aux femmes sur le marché du travail. Ce qui arrive, c'est qu'il y a différentes problématiques à différents moments (...) Les filles, il faut faire en sorte qu'elles s'intéressent aux sciences et au génie, mais celles qui sont dans le système, qui ont choisi de venir, parfois elles quittent le milieu. On appelle ça le phénomène du tuyau percé et on veut éviter ça.»

Par l'entremise de ses différentes initiatives, la chaire propose différents modèles de femmes qui travaillent dans ce domaine.

L'objectif n'est pas que toutes les femmes se dirigent vers ces professions, souligne Mme Langelier. On veut toutefois s'assurer que ces carrières soient mieux connues.

«Au cégep, on veut informer sur les carrières. Les gens qu'on rencontre souvent, on sait ce qu'ils font comme profession : un médecin, un dentiste, un professeur... Mais un ingénieur mécanique? Ingénieur mécanique, ça ne sonne pas bien. Il faut expliquer beaucoup ce que l'on fait. On veut faire une série de vidéos toujours en mettant l'accent sur quelqu'un qui raconte (...) pour que les jeunes puissent s'identifier et être renseignés sur les différents choix qui s'offrent à eux», illustre Mme Langelier.

D'ailleurs, ce mardi, une campagne de sensibilisation a été prévue dans le cadre de la Journée mondiale de la science au service de la paix et du développement. Les étudiantes et les travailleuses en STIM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques) sont encouragées à publier une photo d'elles (seule ou en groupe) où elles tiennent une feuille expliquant pourquoi elles changent le monde dans le cadre de leur fonction. Vous risquez donc de voir le mot-clic #STIMpourUnMondeMeilleur passer sur les réseaux sociaux.

Mme Langelier a été nommée titulaire de la Chaire pour la région du Québec, tandis que sa collègue Lesley Shannon a été nommée aux mêmes fonctions pour la région de la Colombie-Britannique et du Yukon respectivement le printemps dernier. Ce programme de chaire a été instauré par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) en 1996. On compte une chaire pour chacune des cinq grandes régions au pays, dont le Québec.

Le nom d'Eve Langelier a souvent été associé à l'événement «Les filles et les sciences», une autre activité de promotion. «On m'a invitée à aller voir l'activité à Polytechnique pour que je le ramène à Sherbrooke», raconte celle qui a notamment réuni à la même table l'UdeS et le Conseil du loisir scientifique de l'Estrie.

Comme professeure et chercheuse, Ève Langelier travaille dans le domaine de la mécanobiologie et la mécanique des tissus. «Ce qu'on vise à long terme, c'est de mieux prévenir et de mieux guérir les lésions», résume-t-elle.

REPÈRES

Originaire de Victoriaville

Diplômée de l'Université

Laval et de Polytechnique

Mère de deux garçons de ans et ans

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