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<p>Karine Tremblay</p>
Karine Tremblay
La Tribune

(SHERBROOKE) Annie Paquin a appris la photographie sur le terrain, c'est le cas de le dire. La photographe et entrepreneure a eu la piqûre de la lentille en croquant des images de golf sur les verts terrains gazonnés. Entre autres contrats.

La jeune femme était alors étudiante et envisageait une carrière en communications.

«Je voulais être lectrice de nouvelles, comme Sophie Thibault», se souvient la Sherbrookoise de 33 ans, qui travaillait à l'époque à temps partiel pour l'entreprise Photobanque.

Entourée de photographes, elle a assimilé le métier en accéléré. En 2008, lorsque le fondateur a décidé de vendre, elle a racheté l'agence spécialisée en photos souvenirs scolaires et sportives. Elle avait 25 ans, de l'énergie à revendre, des idées plurielles. Sept ans plus tard, la compagnie a des contrats à la grandeur de la province, mais elle a toujours pignon sur rue à Sherbrooke. Elle vient d'ailleurs d'emménager dans de nouveaux et lumineux locaux, sur la 12e Avenue.

«On travaille beaucoup à l'extérieur de la région, mais c'était important pour moi de garder notre épicentre ici», explique la photographe, qui est aussi associée avec Olivier Samson Arcand au sein de l'agence Cosmos Image depuis 2010.

«C'est un autre volet de la photo. On fait de l'événementiel, du corporatif, des photomatons.»

BMO, Desjardins, les Productions J, le Grand défi Pierre Lavoie, les Canadiens de Montréal, le Cirque du Soleil, Bell Canada, Telus et les Grands Ballets canadiens comptent parmi les nombreux clients de l'entreprise basée au coeur de la métropole.

On s'en doute, l'agenda d'Annie Paquin est plus que rempli.

«Je travaille beaucoup, il y a de la pression, mais c'est très motivant. J'ai grandi sur une ferme. Mes parents bûchaient fort, ils ne prenaient pas de congés. Des vacances en famille, je ne sais pas c'est quoi. L'amour du travail, ça par contre, j'ai connu. Et j'en ai hérité», exprime l'infatigable femme d'affaires, qui suit aussi son cours de pilotage d'hélicoptère.

«Manier un hélicoptère, c'est vraiment difficile, mais ça me relaxe parce que je ne peux penser à rien d'autre lorsque je suis aux commandes. Ça demande une concentration de tous les instants. On ne peut pas être présente à moitié, dans les airs.»

C'est pareil en photographie, où l'oeil doit capter tout ce qui se passe.

«J'adore raconter une histoire en photo, saisir le moment, faire parler l'image. Pour ça, il faut savoir prendre sa place, il faut aussi savoir se fondre dans le décor. En fait, il faut être caméléon», souligne la photographe officielle au mariage de Julie Snyder et de Pierre Karl Péladeau, l'été dernier, avec son partenaire d'affaires.

«C'était un beau contrat un peu stressant, on ne voulait rien manquer.»

Annie Paquin était en terrain connu : elle collabore depuis plusieurs années avec l'animatrice et productrice. Et elle n'en était pas à ses premières photos de personnalités publiques. En témoignent les clichés, nombreux, qui ornent le mur des célébrités de son bureau. Dans l'éventail, il y a même Céline Dion.

«Je m'étais dit que le jour où je serais payée pour prendre Céline Dion en photo, j'aurais atteint le sommet de mon art.»

Plutôt que de s'asseoir sur ses lauriers, au sommet, elle cultive de nouveaux défis. Le prochain?

«Photographier le groupe Mumford & Sons, ce serait le top!»

Elle est née à Sherbrooke;

Elle a une soeur jumelle;

Elle a étudié en communications, rédaction et multimédias à l'Université de Sherbrooke;

Elle a fait sa maîtrise en communication publique à l'Université Laval;

Elle a découvert la photographie à l'école secondaire.

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