Les ex-honneurs de Bieber

Un quotidien montréalais nous a offert un beau doublé cette semaine, lorsqu'il... (La Tribune, Steve Bergeron)

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La Tribune, Steve Bergeron

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Un quotidien montréalais nous a offert un beau doublé cette semaine, lorsqu'il nous a annoncé que Justin Bieber avait été « exhonoré » par une victime. Non seulement c'est un barbarisme, mais c'est aussi un anglicisme.

Le véritable mot ici est le participe passé « exonéré », du latin « exonerare », lequel vient lui-même de « onus, oneris » (charge). Exonérer quelqu'un, c'est le décharger d'une obligation financière (de quelque chose d'onéreux). On peut ainsi exonérer quelqu'un de ses dettes, de ses impôts, ou exonérer quelque chose de taxes ou de droits de douanes...

Mais on ne peut pas exonérer quelqu'un d'une accusation. Ça, c'est le sens du verbe anglais « exonerate ». Il faut plutôt employer des verbes comme « disculper », « innocenter », « blanchir », « libérer »...

De toute façon, Justin Bieber n'a besoin de personne pour « s'ex-honorer ». Jusqu'à maintenant, il s'est très bien « déshonoré » lui-même.

Ne manquez pas la chronique Séance d'orthographe désormais publiée tous les samedis dans La Tribune.

Vous avez croqué des perles de toutes sortes? Vous pouvez nous les faire parvenir à l'adresse suivante : steve.bergeron@latribune.qc.ca.

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