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«Au bout du rouleau», mais en pleine forme, après 48 ans comme pressier

Renald Pouliot (deuxième sur la photo) prend sa retraite après... (Imacom, Frédéric Côté)

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Renald Pouliot (deuxième sur la photo) prend sa retraite après 48 ans de service à La Tribune comme pressier. Dans les heures précédant son départ, il a reçu les félicitations d'André Roberge, directeur de la production, de Louise Boisvert, présidente et éditrice de La Tribune et La Voix de l'Est, et de René Béliveau, directeur principal à la production et l'informatique.

Imacom, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Après 48 ans au travail, Rénald Pouliot est arrivé « au bout du rouleau », mais il est encore en pleine forme! L'expression fait sourire ce pressier à La Tribune.

M. Pouliot prend sa retraite aujourd'hui, mardi, après presque un demi-siècle de travail de nuit pour imprimer le quotidien que vous tenez entre vos mains.

Des années et des années à voir dérouler du papier qui sert à vous informer chaque matin. Des milliers de rouleaux de papier qu'il faut déplacer pour les installer sur la grosse presse de la rue Roy à Sherbrooke.

« Oui, c'est mardi (aujourd'hui) que ça finit. Oui, après 48 ans, je peux dire que j'ai hâte. Ça fait longtemps que j'y pense », lance l'homme qui aura 65 ans en avril.

« Quand je suis entré au journal, j'avais 17 ans. Je ne pensais évidemment pas me rendre à 48 ans de métier. »

Rénald Pouliot a connu les installations du journal La Tribune alors qu'il avait ses locaux sur la rue Dufferin , au centre-ville de Sherbrooke. L'arrivée dans l'édifice de la rue Roy signifiait un changement dans les méthodes de travail. « On forçait moins », se rappelle-t-il.

« C'était mieux adapté. Sur la rue Dufferin, on utilisait des plaques de plomb. C'était beaucoup plus pesant à manipuler. »

M. Pouliot a été actif au sein de l'organisation syndicale. On l'a vu se dévouer pour favoriser la santé et la sécurité au travail, un aspect important du boulot des pressiers.

Il manquera à ses confrères de travail. « Sans dire qu'il était un père pour nous, Rénald était toujours prêt à nous aider », assure Paul Chamberland.

« Il cherchait à garder une harmonie au sein du groupe de travail. Il n'aime pas la chicane. S'il y avait un problème, Rénald était là pour nous aider à le régler. »

Merci Lisette

Tous reconnaissent que Rénald Pouliot doit une fière chandelle à sa conjointe Lisette, toujours là pour l'épauler dans les moments les plus difficiles et les plus joyeux. Depuis qu'elle est mariée au futur retraité, il y a 44 ans, elle n'a jamais manqué de lui confectionner un lunch pour l'heure du repas.

« Je lui dois beaucoup. Comme je travaille de nuit, je dois dormir le jour. Lisette a toujours fait attention pour ne pas faire de bruit. Ça veut dire qu'elle ne pouvait pas faire jouer de la musique comme elle voulait. »

« J'ai toujours aimé mieux travailler la nuit que le soir malgré les inconvénients. »

Rénald Pouliot croit en l'avenir du papier pour diffuser de l'information aux lecteurs. Il promet aussi de suivre l'évolution de la presse écrite dans les années à venir.

« Mes chums pressiers vont continuer à pousser des rouleaux de papier encore longtemps... »

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