La musique en cadeau

Laurette Brunelle... (Imacom, Maxime Picard)

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Laurette Brunelle

Imacom, Maxime Picard

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Emanuelle Boutin-Gilbert
La Tribune

(SHERBROOKE) Musicienne depuis sa naissance, grande mélomane, amoureuse des notes et du rythme, Laurette Brunelle sait transmettre sa passion pour la musique classique.La semaine dernière, La Tribune a rencontré une grande dame, une musicienne hors pair, qui s'est engagée au partage de la musique de bien des façons. Professeure et fondatrice du département de musique au Collège de Sherbrooke, Mme Brunelle continue d'insuffler son goût pour la musique classique aux jeunes en faisant du bénévolat au Festival concours de musique de Sherbrooke (FCMS).

Née dans une famille de musiciens professionnels - son grand-père était organiste alors que sa grand-mère était pianiste - Mme Brunelle a consacré sa vie à l'apprentissage de la musique dans un seul but, celui de l'enseigner.

« Je suis née musicienne. J'ai dû chanter au lieu de pleurer à ma naissance », blague Mme Brunelle.

Elle qui joue du piano, clavecin et orgue, enseigne surtout le piano, et ce dès l'âge de 18 ans. Elle donne ainsi, pendant plusieurs années, des cours particuliers et en parallèle, elle enseigne au Collège des Filles de la Charité du Sacré-Coeur à Sherbrooke avant d'être approchée pour fonder en 1972 le département de musique de l'actuel Cégep de Sherbrooke. Elle y sera directrice et y enseignera d'ailleurs pendant un peu plus de vingt ans. Ce n'est pas pour autant que l'enseignement de la musique s'arrêtera là pour elle, car elle continua de transmettre son savoir musical à l'Université du troisième âge pendant près de quatorze ans.

« Chez moi, on entendait de la musique de 7 h le matin à 9 h le soir », raconte Mme Brunelle. « La musique c'est comme un mode de vie et une culture incroyable, ça se rapproche de tous les arts », explique la passionnée de musique. « La musique du chant des oiseaux, du vent et des vagues, c'est ce qui fait la vie. La musique c'est pareil, ça vient de là », poursuit-elle.

Tout ce temps investi à la musique n'était pas suffisant pour la pianiste émérite, elle s'investissait aussi dans l'Orchestre symphonique de Sherbrooke. Elle y siégeait au conseil d'administration et y a aussi joué un ou deux solos, accompagnés de son mari au violon alors qu'ils interprétaient ensemble un concerto.

Elle a donné près de quinze ans à l'organisation du FCMS en tant que trésorière, et y est toujours bénévole. Chaque année, elle est à l'entrée et accueille les jeunes participants âgés de six à trente ans. « Je les aime comme mes enfants, je les connais comme mes enfants. Chaque année, je les revois », explique la pianiste. « C'est pour moi une belle fin de carrière, avec une équipe formidable », ajoute-t-elle.

Même si aujourd'hui ses mains la font un peu souffrir quand elle joue de longues pièces musicales, elle se pratique toujours pour garder l'agilité de ses doigts. Elle écoute aussi beaucoup de musique tirée des centaines de disques qu'elle possède. Pour Mme Brunelle, ça vie n'a jamais été aussi occupée. Elle se lance d'ailleurs cet automne dans l'étude de l'allemand et de l'histoire du 19e siècle, riche de l'apport artistique de nombreux compositeurs classiques.

La femme douce et toute simple fait ainsi bien humblement défiler à la fois toute son histoire et la façon dont elle a influencé l'univers musical de Sherbrooke. « La musique ne me transporte pas, elle m'habite », résume-t-elle.

Retraitée;

Musicienne;

A deux filles, cinq petits-enfants, et un arrière-petit-fils;

Pièce au piano favorite: Lieder de Shubert.

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