Chaque jour comme au premier

Michel Lussier... (Imacom, Jessica Garneau)

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Michel Lussier

Imacom, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) S'il n'aimait pas beaucoup l'école, Michel Lussier n'a jamais eu peur de travailler. « Je suis devenu un homme d'affaires à 10 ans quand je suis devenu camelot pour La Tribune », raconte celui qui, déjà enfant, était fier de gérer ses premiers clients et ses premières économies.

À 14 ans, il délaisse les journaux pour faire son entrée dans la restauration. « J'étais plongeur chez Giorgio, puis le Giorgio est devenu un Ranch du Spaghetti et je suis devenu cuisinier », raconte le propriétaire des Caffuccino, se souvenant avec le sourire de l'adolescent timide et solitaire qu'il a été.

C'est parce qu'aucun programme d'études ne l'intéressait qu'il abandonne le cégep. « J'étais en restauration le temps que je trouve ce que je voulais faire dans la vie. Finalement, j'y suis toujours! » lance l'homme d'affaires de 44 ans en riant.

À 18 ans, son père lui propose d'acheter avec lui le Ranch du Spaghetti de Magog. En 1997, il est toujours propriétaire de ce resto lorsqu'il ouvre, avec trois partenaires dont il rachètera les parts un an plus tard, le premier Caffuccino à Magog. À l'époque, le restaurant compte 60 places assises et vend principalement cafés et croissants. C'était le début de la chaîne de restos-bars qui compte aujourd'hui six adresses en Estrie et emploie 180 salariés.

« Aujourd'hui, on peut servir au-dessus de 2000 personnes par jour. J'ai vraiment une bonne équipe et j'en suis très fier. »

En 2000, Michel Lussier ouvre un second Caffuccino au coin des rues King et Jacques-Cartier. Celui de Rock Forest ouvrira ses portes en 2002 et celui du centre-ville en 2008. En 2011, deux partenaires, Jonathan Demers et Christian Côté, se joignent au fondateur, afin de poursuivre l'expansion et ouvrir le Caffuccino au Complexe sportif Thibault GM. En janvier, le dernier-né accueillait ses premiers clients sur King Est.

« En 2000, ç'a parti fort et ça n'a jamais arrêté. J'arrête pas de m'ajuster à la demande toujours en croissance. J'agrandis les terrasses, je refais ma façade, ma déco. Et si j'ai rien à faire, j'ouvre un nouveau resto. On dirait que j'ai toujours besoin d'avoir un chantier en cours », raconte celui qui n'a jamais fait d'étude de marché, mais s'est toujours fié à son instinct.

À l'heure où 70 pour cent des restaurants ne passent pas le cap des 5 ans et 85 pour cent n'arrivent pas à franchir les 9 ans, les Caffuccino peuvent compter sur une clientèle fidèle qui leur permet toujours de croître. Cette année, le chiffre d'affaires des six restos frôlera les 9 M$.

« Je suis content, mais je ne tiens rien pour acquis. Chaque jour, je travaille comme le premier jour et à chaque événement qu'on organise, je suis nerveux comme si c'était le premier », confie-t-il.

Le secret de son succès en affaires? « Je suis toujours là. Et toujours passionné. Il n'y a pas un matin où ça ne me tente pas de venir ici. Je n'ai pas besoin de faire d'autre chose pour décrocher. Je cherche à créer un endroit où je suis bien. Et où les gens sont contents, à n'importe quelle heure, de venir manger, prendre un café en travaillant sur leur ordi, prendre un verre. Il y a toujours du monde au Caffu », mentionne le restaurateur.

Faire de Caffuccino une franchise et avoir des franchisés aux quatre coins de la province ne fait pas partie des plans de Michel Lussier. « On vend la même chose dans les six restos, mais ils sont tous différents. Quel modèle franchirait-on? Et on met tellement nos tripes et notre âme dans ce qu'on fait, pas certain que ça se franchise, ça. »

Ouvrir une septième adresse n'est pas non plus à l'agenda. Mais qui sait. « Je dis ça là, mais peut-être que dans deux ans, le goût d'en ouvrir un autre va revenir! »

Né le 16 mars 1971 à Sherbrooke;

En 1997, il ouvre le premier Caffuccino à Magog;

Marié à Mélanie Nadeau et père de deux enfants;

Il est aujourd'hui l'actionnaire majoritaire des six Caffucinos, soit celui de Magog et les cinq de Sherbrooke.

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