En quête d'inentendu

Isabelle Arseneault... (Photo Véronique Boudrias, Colimacie Studio)

Agrandir

Isabelle Arseneault

Photo Véronique Boudrias, Colimacie Studio

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(Sherbrooke) Pour Isabelle Arseneault, examiner la conformité d'un programme universitaire, c'est comme diriger un ensemble vocal : il faut être très organisé, aimer le travail d'équipe, être capable d'établir des échéanciers et des étapes... Ces aptitudes, qu'elle utilise comme gestionnaire de projets en santé et en éducation, elle les a appliquées à sa principale passion, la musique, et à l'ensemble vocal Odysséa, qu'elle a fondé en 2012.

Et ça marche, si l'on se fie à la supersonique année 2014 du choeur d'une trentaine de voix : trois participations au spectacle Vintage de Gregory Charles, cinq au concert des 30 ans du Cirque du Soleil, un concert privé en présence de Céline Dion pour la Fondation de l'hôpital Sainte-Justine, sans oublier les deux concerts de Noël du 50e de Bromont, à nouveau avec Gregory... qui a changé le programme à la dernière minute.

«Mes choristes me disaient qu'heureusement, je les avais préparés à ça. Oui et non. Pour moi, la musique, ce n'est pas juste lire une partition et la chanter. Oui, il faut beaucoup de discipline et de travail, mais aussi de partage, de souplesse, d'émotion, d'écoute et d'instinct. Mon approche est donc globale et instinctive. Dans mon travail, c'est la même chose. Et quand je croise des gens qui ont la même vision [comme Gregory Charles], ça connecte», commente celle qui est autodidacte pour le chant et la direction chorale, mais qui a quand même dix ans de piano classique en poche.

«J'ai commencé à cinq ans, avec les religieuses, mais j'avais plus envie de créer. Je changeais les partitions de Beethoven pour m'amuser. Même si j'adore le classique, je m'y sentais un peu coincée. J'ai arrêté juste à temps pour ne pas cesser d'aimer ça.»

Fonder Odysséa était une façon de partager le plaisir de la musique et de créer de l'inentendu pour son oreille. «Comme je suis autodidacte, j'apprends en lisant beaucoup et en posant des questions. J'ai ainsi consulté d'autres chefs de choeur, qui me déconseillaient un ensemble de 30 voix, car il faut alors que tous les choristes soient des locomotives. J'ai fait à ma tête. Aujourd'hui, l'engagement de mes choristes est total. Nous grandissons et nous bâtissons quelque chose de beau ensemble.»

La prochaine étape, espère-t-elle pour Odysséa, est d'avoir son propre répertoire de chansons originales.

«Le leadership, ça ne s'impose pas : ça se donne et ça se mérite. Je crois que les membres du choeur ont appris à me faire confiance. Parfois, il faut se retourner sur un dix sous, comme lorsque l'offre du Cirque du Soleil est arrivée. Mais un des plaisirs de la vie, c'est de ne pas savoir d'avance ce qui va arriver.»

Et voilà que la musique (en train de devenir un deuxième emploi) lui ouvre de nouvelles portes professionnelles, notamment avec le musicien Guy Saint-Onge. «Ça tombe bien, car j'ai justement envie de partager ma passion différemment.»

Née à Québec le 31octobre1970. Benjamine de trois filles. Son père était professionnel en génie mécanique et sa mère, musicienne de formation et professeure de piano.

Établie en Estrie depuis 1994. Mère d'un garçon de 19ans.

Détentrice d'une maîtrise en sciences politiques de l'Université Laval, spécialisée en politique de la santé.

Chargée de projets de gestion et d'organisation interne dans les réseaux de la santé et de l'éducation.

Elle a notamment travaillé pour le CSSS-IUGS et l'Université de Sherbrooke, dont la faculté de médecine et des sciences de la santé.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer