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Il ne s'agit pas d'une poupée gonflable électrique

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

Voici une traduction plutôt douteuse dénichée par le Sherbrookois André Dussault dans le roman « Finbar's Hotel », cosigné par sept écrivains différents et publié aux éditions Joelle Losfeld.

Plusieurs lecteurs et lectrices ont dû en effet sursauter lorsqu'un des personnages se met à la recherche d'une « femme à prises encastrées ».

Non, il ne s'agit pas d'une poupée gonflable électrique, mais plutôt de la mauvaise traduction d'une expression qui devait ressembler à « inbuilt female plugs » et qui aurait dû être traduite par « connecteurs femelles encastrés ». Autrement dit, notre personnage chercher une prise de courant.

L'histoire se déroulant dans un hôtel de Dublin, la traductrice aurait-elle abusé de la stout? demande M. Dussault.

Le Grand Dictionnaire terminologique considère « prise femelle » comme pléonasme, étant donné que la quasi-totalité des prises, murales ou encastrées, sont femelles (en creux). Mais ce n'est pas le cas dans tous les pays, ce qui explique sans doute pourquoi l'auteur a senti le besoin de préciser le type de prise. On peut donc parler d'un pléonasme « géographiquement variable ».

 

 

Ne manquez pas la chronique Séance d'orthographe tous les vendredis dans La Tribune.

Vous avez croqué des perles de toutes sortes? Vous pouvez nous les faire parvenir à l'adresse suivante : steve.bergeron@latribune.qc.ca.

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