Enraciné et engagé

Normand Chouinard... (Imacom, Jessica Garneau)

Agrandir

Normand Chouinard

Imacom, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Karine Tremblay</p>
Karine Tremblay
La Tribune

Lorsqu'il a planté ses racines dans le coin de Saint-Denis-de-Brompton, en 2007, Normand Chouinard n'avait pas le farniente en tête.« Je ne me suis pas installé en Estrie pour me tremper les pieds dans l'eau en été », résume celui qui a fait de la diffusion culturelle en dehors de Montréal un cheval de bataille.

« La culture en région est non seulement possible, elle est essentielle. J'y crois profondément. En Europe, des festivals très courus ont lieu dans de tout petits villages. C'est possible de créer quelque chose du genre ici aussi, à notre échelle, à notre image. »

Le comédien et metteur en scène est convaincu. Et convainquant : président du conseil d'administration du consortium Côté Scène, il multiplie les démarches pour que Sherbrooke ait sa salle de diffusion intermédiaire. Une scène qui pourrait accueillir un éventail de productions destinées aux enfants et à leur famille.« Cette salle de 300 places, c'est une nécessité absolue. Donnez-nous un lieu, on va le faire vivre. »

Et ainsi créer un pont entre l'art théâtral et le jeune public.

« Je n'invente rien : ça apporte énormément aux enfants. Ils plongent dans l'imaginaire, ils voient que des histoires peuvent s'inventer, que ça peut être drôle, insensé, fantastique, triste, gai, émouvant. Un spectacle ouvre une fenêtre sur un infini où tout est possible, il permet d'amener les enfants au pays des merveilles. »

Ce pays des merveilles, Chouinard en a exploré tous les contours au cours des 40 dernières années. Sur planches, il a été Don Quichotte, il a joué du Victor Hugo aussi bien que du Molière et du Feydeau. À la télé, il a été de la populaire émission Du tac au tac et de quelques Bye Bye. Entre autres. Les rôles ont été nombreux, variés, gratifiants. Mais depuis quelques années, Normand Chouinard est passé de l'autre côté du rideau. Pour le Petit Théâtre de Sherbrooke comme pour le TNM, le Rideau Vert et le Festival Juste pour rire, notamment, il multiplie les contrats de mise en scène. Par choix.

« J'avais envie de changer de rythme, de moins jouer. C'est un grand plaisir d'avoir un regard d'ensemble sur une production, de voir les acteurs se dépasser devant soi. Il y a aussi que j'ai 66 ans : le besoin de transmettre est devenu plus important que celui d'acquérir ou de rayonner. »

Ce qui n'a pas changé, c'est le besoin viscéral de s'investir à plein dans les projets qu'il embrasse : « Parce que tout ce qui mérite d'être fait mérite d'être fait avec passion. »

Né à Québec, le 21 juin 1948;

Est père d'une fille de 22 ans, Rosine;

A obtenu un diplôme en droit de l'Université Laval avant d'entrer au Conservatoire d'art dramatique de Québec;

A cofondé le Théâtre des Grands Chênes de Kingsey Falls en 1989;

A dirigé le Conservatoire d'art dramatique de Montréal de 1995 à 2001;

Vice-président du c.a. du Petit Théâtre de Sherbrooke.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer