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De journaliste à prolifique auteur

Alain M. Bergeron... (La Tribune, Yanick Poisson)

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Alain M. Bergeron

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(VICTORIAVILLE) On dit souvent que la naissance d'un premier enfant a un impact significatif sur la vie d'une personne. C'est d'autant plus vrai dans le cas d'Alain M. Bergeron. En plus de modifier son rythme de vie personnelle et familiale, l'arrivée de son garçon, en 1989, a été à l'origine d'un changement de carrière fort bénéfique.

Le passionné de la plume oeuvrait en tant que journaliste pour un hebdomadaire régional lorsqu'il a eu l'idée d'écrire des histoires pour son fils. L'année suivante, il gagnait un prix de l'Association canadienne de l'éducation de langue française avec sa toute première « vraie » histoire, L'éclipse du temps. Peu de temps après, c'était au tour de sa deuxième création d'être primée.

« Lorsque j'ai gagné le deuxième, je me suis dit qu'il y avait peut-être quelque chose là. J'étais journaliste à l'époque et j'écrivais le soir pour me changer les idées, lance-t-il à la blague. J'ai eu la piqûre et j'ai décidé de continuer. »

Un duo inspiré

Au cours des années qui ont suivi, Alain M. Bergeron a fait la rencontre de l'illustrateur Samuel Parent. Les deux artistes se sont rapidement apprivoisés et ils ont combiné leurs efforts pour plus d'une centaine de romans jeunesse depuis ce temps.

« Sans Samuel Parent, je n'en serais pas là aujourd'hui. Il est une importante source de motivation et d'inspiration », confie l'auteur.

Les deux hommes collaborent une première fois au début des années 1990, alors qu'ils publient des bandes dessinées sur le père Noël dans le Journal de Montréal, trois années de suite. C'est de ces bds qu'est né le projet La vie drôle et secrète du père Noël, paru en 1998. L'écrivain et l'illustrateur joignent ensuite leurs forces dans la revue Safarir où ils signent le volet Kalamazoo, des histoires humoristiques qui détonnaient du contenu cynique du reste de la revue. Ces histoires devaient être source d'inspiration pour la série Savais-tu? qui compte maintenant une soixantaine de titres.

C'est en partie à Robert Soulières que M. Bergeron doit sa carrière d'auteur. Il avait essuyé plusieurs refus avant que l'éditeur lui donne finalement la chance de se faire valoir.

« Les six ou sept premières années, j'essuyais des refus de façon systématique. Aujourd'hui, c'est moins fréquent, quand ça arrive, je modifie l'histoire ou la présente à un autre éditeur », explique-t-il.

Le Victoriavillois avait déterminé qu'il devait publier 15 livres afin d'obtenir les revenus nécessaires pour quitter son emploi de journaliste. La réception de son premier chèque l'a obligé à revoir son objectif à la hausse et c'est en 2005, lors de la parution de son 50e roman qu'il fait le grand saut. Il n'a plus regardé derrière.

200 romans

Depuis qu'il peut se concentrer à temps complet à la rédaction de romans pour enfants, sa production a presque doublé, atteignant près d'une quinzaine de titres annuellement. Alain M. Bergeron s'apprête, par ailleurs, à lancer son 200e roman, le 8e de la série Billy Stuart, intitulé Le Cerbère de l'enfer. Il devrait atteindre le marché cet automne. Il devrait également faire paraître en cours d'année Le Défi de Dominic.

C'est au cours de 2015 qu'on devrait également connaître les retombées des traductions japonaises de six des livres de la collection Savais-tu? Les oeuvres du Victoriavillois ont également été traduites en anglais, en espagnol, en néerlandais, en coréen et en mandarin.

« C'est surréaliste ce qui m'arrive, et dire que tout ça part de Victoriaville! J'ai une belle job, j'ai hâte de commencer à travailler lorsque je me lève le matin. Je ne manque jamais d'inspiration, je manque de temps! » À ce jour, l'auteur a vendu plus de 500 000 livres de la série Savais-tu? seulement au Canada et en France (les autres données ne sont pas encore disponibles), 100 000 de la série Billy Stuart et 50 000 autres de la collection de Capitaine Statik dans le Canada français.

En plus de cette rédaction soutenue, Alain M. Bergeron affectionne de donner des conférences dans les écoles. Maintenant que ses enfants sont dans la vingtaine, il y trouve son inspiration. « Je ne serais pas capable de demeurer enfermé dans mon bureau à écrire toute la journée. J'ai besoin de sortir, de voir du monde, dit-il. De plus, l'inspiration ne vient jamais de bien loin, j'aime faire des clins d'oeil aux gens que je rencontre dans mes livres. »

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