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La détermination de la «femme la plus en forme du monde»

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Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) En juillet dernier, pendant que la majorité des Québécois avaient la tête aux vacances, Camille Leblanc-Bazinet, elle, suait à grosses gouttes sous les chauds rayons du soleil californien. Devant des dizaines de milliers de spectateurs réunis au Stub Hub Center de Los Angeles, l'étudiante en génie chimique de l'Université de Sherbrooke réalisait un exploit qui allait rapidement fait le tour du monde : remporter les Reebok Crossfit Games et du même coup le titre de «femme la plus en forme du monde».

Âgée aujourd'hui de 26 ans, l'athlète originaire de Richelieu en était à ses cinquièmes championnats du monde de crossfit. Cette discipline, qui combine la force athlétique, l'haltérophilie et la gymnastique exige non seulement une forme physique exceptionnelle, mais une capacité d'accomplir des épreuves à un très haut niveau d'intensité.

Pour parvenir au sommet, Camille Leblanc-Bazinet a décidé il y a quelques années de mettre toutes les chances de son côté. D'abord en s'installant en Californie, la Mecque du crossfit, et en s'alliant avec Dave Lipson (son mari) lui-même champion de crossfit et qui a mis ses ambitions en veilleuse afin d'aider sa conjointe à atteindre ses objectifs.

Un plan de match qui s'est avéré payant. Les performances de la Québécoise lui ont permis de coiffer la double championne du monde, l'Islandaise Annie Thorisdottir, par 40 points au classement général.

Depuis sa consécration, Camille Leblanc-Bazinet a dû répondre des centaines de fois à la même question : comment arrive-t-elle à mener de front des études universitaires en génie chimique et une conquête du championnat mondial de crossfit?

Dans une entrevue qu'elle accordait aux services des communications de l'Université de Sherbrooke au lendemain de son triomphe, elle expliquait comment la pratique du crossfit pouvait lui donner un certain avantage sur le plan des études.

«Je ne sais pas si ça donne un avantage sur les autres concurrentes de faire des études en génie chimique. Ce que je sais, c'est qu'avec tout l'acharnement et la concentration que je dois mettre, autant dans mes études que dans mon sport, je pense que ça me donne un avantage dans le fait que je suis extrêmement forte mentalement. Je suis prête à faire de gros sacrifices. Par exemple, si je n'ai pas fini un travail à remettre le lendemain, je suis prête à ne pas dormir et à me placer dans une zone de concentration assez extrême pour me permettre de finir mes examens. Je pense que le fait justement de balancer mon cerveau avec mon corps m'amène un certain avantage», disait-elle.

Des sacrifices qui l'ont, par la force des choses, amenée à renoncer aux archétypes de la vie étudiante. À commencer par savoir dire non aux parties et autres virées étudiantes afin de respecter les exigences de sa discipline.

«Comme je veux encore être la femme la plus en forme l'an prochain, cela veut dire que la somme de travail vient de doubler.»

«Cela veut dire beaucoup de sacrifices et très peu de 5 à 8. Ce qui fait que je ne bois jamais d'alcool. Au lieu d'aller dans les 5 à 8 ou dans les partys de génie, je suis celle qui est branchée sur son ordinateur en train de faire ses travaux pendant que tout le monde fait la fête. J'admets que c'est quelque chose que j'ai toujours trouvé difficile, parce que c'est comme si je m'étais auto-exclue de certains groupes à l'école. Mais maintenant que j'ai atteint mes objectifs, je trouve que ça en valait la peine.»

Maintenant qu'elle est considérée comme «la femme la plus en forme du monde», Camille Leblanc-Bazinet n'entend pas en rester là. D'autres sommets restent à conquérir.

«Comme je veux encore être la femme la plus en forme l'an prochain, cela veut dire que la somme de travail vient de doubler. Et comme je veux aussi essayer de me qualifier pour les Olympiques en haltérophilie, je dois profiter de la fenêtre d'opportunités qui se présente avant qu'elle ne se referme...»

Ses précédents résultats aux Reebok Crossfit Games : 16e (2013), 6e (2012), 8e (2011) et 9e (2010);

Elle a réussi 60 épaulés-jetés de 95 livres en 5 min 45 s.;

Taille : 1,57 m (5'1'') Poids : 59 kg (130 lb);

Elle a initié sa famille à la pratique du crossfit;

Durant ses études, s'entraîne à l'Usine Crossfit de Sherbrooke.

Camille Leblanc-Bazinet : une beauté musclée

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