Un programme en santé!

Jean Péloquin  et Marc Perron... (Imacom, Jessica Garneau)

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Jean Péloquin  et Marc Perron

Imacom, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Le programme de santé globale fête ses 16 ans cette année. Présent dans plusieurs écoles estriennes, il s'étend maintenant ailleurs en province. Marc Perron, nouveau président de la Fondation santé globale, et Jean Péloquin, trésorier et responsable des activités de financement de la Fondation, sont deux artisans qui planchent sur ce projet, visant notamment à déveloper les saines habitudes de vie chez les jeunes. Celui-ci a été implanté pour la première fois en 1998, à l'école Desranleau, dans l'arrondissement de Fleurimont.

Les fondateurs du programme sont M. Perron, Marthe Giguère, Jacques Duquette, Ghislain Pouliot et Jacques Clément.

Le programme compte cinq axes : l'activité physique, l'alimentation, la gestion du stress, la connaissance du corps humain et finalement, les premiers soins et les mesures d'urgence.

M. Péloquin explique qu'il s'agit d'un programme clé en main, qui permet aux enseignants et aux éducateurs physiques de le dispenser dans les écoles participantes.

«Ce qui fait l'originalité du projet, c'est d'avoir un programme d'éducation à la santé, qui favorise les saines habitudes de vie», observe M. Péloquin.

«L'autre particularité, ce n'est pas du parascolaire, c'est dans le curricum scolaire.»

«Notre prétention, c'est qu'en augmentant le temps d'éducation physique et en mettant l'accent sur le plein air, les jeunes sont sensibilisés à toutes sortes d'activités physiques accessibles, autant pour eux que pour la famille. C'est une initiative qui rejoint la famille, la communauté (...) On met la santé au coeur de la réussite. On développe les valeurs de dépassement de soi, du sens de l'effort, de la collaboration... Le programme est tout sauf compétitif, c'est vraiment l'enfant qui fixe des objectifs», renchérit Marc Perron, qui a notamment été directeur à l'école primaire Desranleau.

Le projet demande aux écoles qui ont adhéré à santé globale de faire au moins une randonnée par année, adaptée à leur niveau de compétences : ainsi, ils peuvent année après année découvrir les sentiers du bois Beckett, du mont Bellevue, du mont Ham, jusqu'au mont Lafayette, aux États-Unis. Chaque niveau a son programme. Le choix des sommets s'effectue par l'équipe-école; par exemple, un établissement peut décider de gravir le mont Washington plutôt que Lafayette.

La Fondation santé globale chapeaute le développement du programme et sa mise à jour. «On engage des consultants, des nutritionnistes, des psychologues pour la gestion du stress. On leur demande de faire des mises à jour à la suite de sondages qu'on fait auprès de nos enseignants», indique M. Perron.

Santé globale ne reçoit pas de subvention, précisent-ils. Des activités de financement ont donc été mises sur pied : la principale source de financement est l'événement Récit de montagne, qui réunit des conférenciers témoignant de leur aventure. La quatrième édition aura lieu le 19 novembre au Théâtre Granada.

«La Fondation donne des services pour assurer que le mouvement santé globale se développe; c'est pour cela que les fonds servent», commente M. Perron.

Le développement du programme va bon train, et au moment de l'entrevue, la Fondation santé globale s'apprêtait à embaucher un coordonnateur à temps partiel. «Il faut assurer la relève!» lance Marc Perron.

«À nous deux, on devait cumuler 40 heures par semaine bénévolement.» Les deux passionnés d'éducation et de sports ont justement reçu le Mérite estrien pour leur implication.

Une vingtaine d'écoles offrent actuellement le programme au Québec.

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