Restauratrice à Orford et ex-présidente de l'AGAO, Danielle Timm est à l'origine de ces démarches de dissolution. Elle soutient que le sort de l'organisme n'intéresse guère les gens d'affaires de la municipalité, ce qui l'amène à conclure qu'il est préférable de le faire disparaître.
Mme Timm était devenue présidente de l'association le printemps dernier. Danielle Delorme et Nicole Brodeur siégeaient avec elle au conseil d'administration, mais elles ont été forcées de quitter après quelque temps.
« Je ne peux pas être seule au conseil d'administration, alors j'ai essayé de trouver des gens pour combler les postes de mesdames Delorme et Brodeur. J'ai organisé une rencontre en janvier pour régler le dossier et j'ai invité tous les membres. Malheureusement, personne n'est venu. Je me suis dit que c'était assez! « raconte la restauratrice.
L'AGAO n'existe que depuis quelques années. Elle a plus précisément vu le jour en 2007. Durant les mois précédant sa création, le dossier de la relance de la station Mont Orford avait favorisé l'éclosion d'une solidarité nouvelle entre les gens d'affaires d'Orford.
Bastien ne s'alarme pas
La dissolution prochaine de l'AGAO est annoncée dans la foulée du dévoilement par le Canton d'Orford d'un projet d'agrandissement de la halte municipale située à Cherry River, où on recense les principaux commerces de la municipalité.
Le maire du Canton d'Orford, Pierre Bastien, refuse toutefois de s'alarmer de la disparition prochaine de l'organisme. « On est plutôt impuissant dans ce dossier. Et puis, pour la municipalité, il y a quand même lieu d'espérer : l'ancien Lion d'Or est en voie d'être transformé et de nouveaux projets sont dans l'air à Cherry River. Je me dis que nous avons raison de consolider malgré tout «, confie-t-il.
Texte complet dans La Tribune de mercredi.