Les plus chanceux n'auront attendu qu'une heure avant de pouvoir sauter sur un tube et dévaler une seule fois la pente enneigée fabriquée temporairement au coeur du centre-ville.
Ceux qui n'ont pas eu de chance ont dû rebrousser le chemin. Plusieurs n'ont donc pu s'amuser dans la côte King et ce, même après une longue attente.
« On a été surpris et pris de court. On ne pensait pas arriver à faire déplacer autant de gens. On avait de 23 h, le vendredi, à 7 h, le lundi, pour construire la pente, glisser et déconstruire. Tout a pris moins de temps que ce qu'on pensait. Il fallait le tester pour le savoir », a confié Véronique Vigneault, directrice générale du Carnaval de Sherbrooke.
À un certain moment, la file s'amorçait tout juste devant le Centre Saint-Michel, près du cénotaphe, et se terminait à la rue Peel.
« D'après moi, on en a au moins pour deux heures d'attente, a estimé Marc Veilleux entouré de sa famille. Nous sommes les derniers de la ligne, mais ce n'est pas grave. On va patienter. Descendre la côte King en tube, on le fera peut-être juste une fois dans notre vie. L'idée était bonne, mais il faut croire que nous n'étions pas les seuls à vouloir vivre l'expérience. »
À entendre ces cris de joie des glisseurs, tout indique que l'attente en valait le coup.
« C'était complètement malade! J'ai trouvé la descente rapide et sécuritaire. Je recommencerais tout de suite, mais il y a une méchante file. L'activité commençait à 18 h et nous attendions depuis 17 h! On va aller souper et après, on verra si l'attente est encore longue », indique la jeune Natacha Morissette accompagnée de sa famille.
Avant même que cette dernière puisse expérimenter la descente, le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, s'est proposé afin de devenir le premier cobaye.
Tous les détails dans La Tribune de lundi.