Par exemple, le stationnement de la Chancelière, récemment inauguré à Québec, a été construit grâce à la technologie d'armature en matériaux composites et aux équations de calcul développées à l'Université de Sherbrooke.
«C'est un défi extraordinaire de mettre en application ce que nous développons et validons en laboratoire. Nous essayons de toujours être de cinq à dix ans en avance dans le domaine des matériaux composites et du béton», mentionne le professeur-chercheur Brahim Benmokrane.
Le premier mur de cisaillement du monde armé de matériaux composites, qui pourrait être notamment utilisé dans les stationnements à étages et les bâtiments, a été développé à l'UdeS.
«Nous soumettons le mur à des charges latérales pour voir sa réaction aux séismes et aux vents, notamment afin de répondre au code national du bâtiment. Nos premiers résultats sont supérieurs aux exigences des normes. Nous voulons étendre l'usage des armatures en polymère renforcé de fibres à toutes les catégories de structures», explique le professeur Benmokrane.
Des chercheurs d'Allemagne, de Suisse, de France et des États-Unis se déplacent régulièrement à Sherbrooke pour constater les recherches qui y sont effectuées dans le domaine du béton.