Certaines entreprises lavent des voitures à la main en utilisant très peu d'eau. Quelques lave-autos en recyclent également une partie. Mais aucun lave-auto mécanisé ne réussit encore à réutiliser 100 pour cent de son eau tout en étant acheminé au client dans une... boîte! C'est ce que proposent les deux jeunes entrepreneurs avec leur concept «Car Wash in a Box».
Comme son nom l'indique, le lave-auto sera envoyé chez le client dans un conteneur, en pièces détachées. Il se montera en deux semaines tel un meuble IKEA ou un jeu de Meccano, sans contremaître de chantier.
Comparativement à un lave-auto traditionnel, nul besoin d'excaver le sol pour y loger des réservoirs puisque le plancher conçu par le Groupe Domax agit comme bassin de collecte des eaux.
Le bâtiment, autoportant, ne requiert aucun branchement au réseau d'égout. «Tout ce que ça prend, c'est un boyau d'arrosage et une prise électrique», explique Maxime Surprenant, 27 ans, qui a fondé l'entreprise en 2004.
Selon le Groupe Domax, ce lave-auto nouveau genre recycle la totalité de l'eau tombée au sol lors du lavage. Il emmagasine l'eau de pluie pour l'utiliser en priorité. Les pertes d'eau liées à l'évaporation oscillent entre 10 et 20 pour cent, comme tous les lave-autos, expliquent les deux entrepreneurs.
Le bâtiment intelligent réduit le chauffage et l'éclairage lorsque les clients se font attendre. Et ses concepteurs le gèrent à distance. Si un bris survient, ils savent à la minute près quelle pièce envoyer pour le réparer. Inutile d'appeler le plombier ou l'électricien en renfort: ces pièces se remplacent facilement, à l'aide de simples connecteurs.
L'entreprise implantera, en mai prochain, une première unité de son «Car Wash in a Box» dans une station-service du Québec. Pour les pétrolières qui sont perçues comme des pollueurs, l'occasion sera belle de verdir leur image, souligne Mathieu Brochu, 33 ans, qui a pris la relève de Dominique Caisse il y a deux ans.
Le Groupe Domax prévoit vendre 25 de ses lave-autos écolos au cours des deux prochaines années, au coût d'environ 750 000 $ l'unité. La compagnie a les États-Unis dans sa mire pour 2013.
«On est en train de révolutionner une industrie qui n'a pas évolué depuis 20 ans, affirme Mathieu Brochu. On veut être le McDonald's du lave-auto. C'est sûr qu'on va se faire copier un jour, mais on veut être les pionniers.»
L'histoire de Domax, démarrée sur la Rive-Sud de Montréal, a fait un détour jusqu'en Californie avant de finalement terminer sa route à Sherbrooke. Découvrez l'histoire de l'entreprise en cliquant ici.
Voyez aussi en chiffres ce que représente un passage au lave-auto Domax.