Supraconductivité à température ambiante

L'énergie de l'avenir

  • Lors d'expériences en 2007, le physicien Louis Taillefer a observé des «oscillations quantiques» totalement imprévues dans les oxydes de cuivre. (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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    Lors d'expériences en 2007, le physicien Louis Taillefer a observé des «oscillations quantiques» totalement imprévues dans les oxydes de cuivre.

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  • Louis Taillefer explique que les supraconducteurs sont des matériaux qui n'opposent aucune résistance électrique et expulsent les champs magnétiques. (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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    Louis Taillefer explique que les supraconducteurs sont des matériaux qui n'opposent aucune résistance électrique et expulsent les champs magnétiques.

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  • «Les photons émis par une ampoule électrique se dispersent de manière incohérente : ils ont des longueurs d'onde différentes», explique Louis Taillefer. (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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    «Les photons émis par une ampoule électrique se dispersent de manière incohérente : ils ont des longueurs d'onde différentes», explique Louis Taillefer.

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  • Louis Taillefer est convaincu que la supraconductivité à température ambiante provoquerait une révolution technologique majeure, sans pouvoir imaginer toutes les applications. (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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    Louis Taillefer est convaincu que la supraconductivité à température ambiante provoquerait une révolution technologique majeure, sans pouvoir imaginer toutes les applications.

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(Sherbrooke) Imaginons un immense parc de panneaux solaires destiné à chauffer et à éclairer toutes les maisons de l'Europe à partir... du désert du Sahara. Ou encore des milliers d'éoliennes, érigées au milieu de nulle part sur le continent, capables de fournir les métropoles côtières en électricité.

Fini alors les centrales carburant à l'uranium ou au charbon. Adieu à l'enfouissement de déchets radioactifs et aux rejets de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.

Une chimère d'écolos? Pas si les récentes découvertes sur la supraconductivité par le physicien Louis Taillefer, de l'Université de Sherbrooke, tiennent leurs promesses. Il en découlerait, par exemple, l'avènement du transport d'électricité sur d'immenses distances sans aucune perte d'énergie.

«Pour l'instant, de telles lignes électriques sont l'application de la supraconductivité qui saute le plus aux yeux. Ces lignes pourraient être simplement enfouies, car l'électricité circulerait en courant direct plutôt qu'en courant alternatif», ajoute cette sommité mondiale dans le domaine.

Adieu donc aux paysages défigurés par d'interminables rangées de pylônes? Pincez-nous, on croirait rêver. Ce n'est pas pour rien que la supraconductivité fait partie des douze éventualités capables de changer radicalement nos vies, écrivait le magazine Scientific American en juin 2010.

Les supraconducteurs sont des matériaux qui n'opposent aucune résistance électrique et expulsent les champs magnétiques. Comment est-ce possible? Pour vulgariser, Louis Taillefer fait une analogie entre la lumière et l'électricité.

«Les photons émis par une ampoule électrique se dispersent de manière incohérente: ils ont des longueurs d'onde différentes. Le laser, lui, produit une lumière cohérente: les photons ont tous des propriétés identiques. On connaît les possibilités permises par cette cohérence, notamment pour la transmission et la manipulation d'information.

«De la même manière, les électrons se déplacent sans cohérence dans un métal. Dans un supraconducteur, le mouvement des électrons devient cohérent, d'où ses propriétés fabuleuses», explique-t-il.

Découvert il y a 100 ans, ce phénomène a longtemps été confiné aux très basses températures, tout près du zéro absolu (-273,15 °C). Il a fallu attendre 75 ans avant qu'on puisse observer la supraconductivité à une température relativement élevée. Aujourd'hui, les scientifiques parviennent à créer la supraconductivité à -110 °C dans certains oxydes de cuivre. «Nous sommes à mi-chemin de l'objectif», affirme Louis Taillefer.

Cet objectif, c'est le Saint-Graal qui anime les physiciens du monde entier: la supraconductivité à la température ambiante. Outre le transport d'énergie, de tels supraconducteurs ouvriraient la porte aux trains à lévitation magnétique, à des ordinateurs hyperpuissants et à des appareils portatifs d'imagerie médicale magnétique, tout en révolutionnant les communications sans fil.

Lors d'expériences menées en 2007 en France, le physicien sherbrookois a observé des « oscillations quantiques » totalement imprévues dans les oxydes de cuivre. Cette découverte a remis en question toutes les théories.

«Elle nous procurait des informations totalement nouvelles sur la nature microscopique de ces matériaux», explique le physicien.

«Quatre ans plus tard, nous arrivons à élucider le comportement des électrons. Nous espérons ensuite comprendre comment triturer le matériau pour qu'il fasse ce que nous voulons», ajoute-t-il.

Louis Taillefer est convaincu que la supraconductivité à température ambiante provoquerait une révolution technologique majeure, sans pouvoir imaginer toutes les applications. «Quand on a découvert le transistor en 1947, personne ne savait quoi faire avec ça. Soixante ans plus tard, nous avons Google

Vous voulez en savoir plus?

Un site intéressant pour découvrir les applications de la supraconductivité

Les 12 découvertes qui pourraient changer le monde (en anglais)

La seconde partie de l'émission radiophonique Les années lumière diffusée le 31 janvier 2010

Le reportage La supraconductivité, l'énergie de l'avenir? diffusé le 26 janvier 2010 à l'émission Le code Chastenay à Télé-Québec

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