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Brian Myles élu à la tête de la FPJQ

Cette photo du photographe Jocelyn Riendeau était en... (Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau)

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Cette photo du photographe Jocelyn Riendeau était en lice pour le prix Antoine-Désilets.

Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau

Jonathan Custeau
La Tribune

(Sherbrooke) La Fédération professionnelle des journalistes (FPJQ) s'est donné un nouveau président, cette fin de semaine, à l'occasion de son congrès, à l'hôtel Delta de Sherbrooke. Brian Myles, journaliste au Devoir, a devancé François Cardinal, de La Presse, lors de la première élection à la présidence en 40 ans.

Les deux candidats auront eu le mérite de provoquer un débat démocratique. «Nous avions une volonté de débattre sans que ça devienne un cirque. La crise que vivent les médias a interpellé tout le monde», indique M. Myles.

 

Candidat déclaré depuis jeudi seulement, Brian Myles prône un changement d'approche. «Il faut être capable de se prononcer sur des valeurs et de les défendre avec plus de mordant. Dans le contexte d'un lock-out au Journal de Montréal, de la crainte raisonnable d'un lock-out à La Presse et des problèmes financiers à la Gazette, le défi est grand.»

Le nouveau président note la fragmentation de l'auditoire et du lectorat, qui a «mis à mal le modèle classique du contenu de qualité qui entraîne des revenus publicitaires», parmi les éléments à surveiller. Il se penchera aussi sur l'effet de la convergence sur la pratique du métier.

Il souhaite de plus trouver une façon d'accompagner les journalistes dont la situation est plus précaire que jamais, notamment les pigistes, les jeunes, et ceux oeuvrant dans les sphères locales et régionales. «Certains subissent des pressions inacceptables de la part des élus, par exemple.»

Dans un contexte difficile, M. Myles ne se berce pas d'illusions. «Je pense qu'il y aura encore des périodes de turbulence importantes.»

Le nouveau président succède à François Bourque, du Soleil.

Des prix pour les bons coups... et les moins bons

Dans un autre ordre d'idées, le congrès de la FPJQ a permis de récompenser le travail des professionnels de l'information. Le prix de la Noirceur a aussi été décerné pour la première fois. Hydro-Québec a ainsi été sacré l'organisme public qui manifeste le moins de transparence et pose le plus d'obstacles à la diffusion de l'information.

Dans les bons coups, le photographe de La Tribune Jocelyn Riendeau a raflé deux nominations pour ses clichés dans la catégorie Nouvelles du prix Antoine-Desilets. Sa photo d'un policier secourant un bébé abandonné dans un boisé, qui avait fait le tour du Canada, et l'image d'un chien grimaçant lors d'une manifestation contre les usines à chiots ont attiré l'attention du jury.

Ces deux clichés, de même que ceux des gagnants et des autres finalistes, seront exposés au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke, du 20 novembre au 19 décembre, avant de prendre la route pour une tournée à travers le Québec.

 

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